Sophie Favier
«J'ai très envie d'être un peu plus audacieuse»
La télé l’a révélée il y a près de trente ans. Depuis, Sophie Favier n’a jamais quitté les médias. actuellement, en plus de l’Euro millions sur TF1, elle propose une émission sur la voyance programmée sur VIVOLTA. Mais Sophie Favier, c’est aussi la radio, les livres, des souvenirs avec Christophe Dechavanne et surtout beaucoup de projets. Elle nous en parle en exclusivité.
Coulissesmédias : L’année 2010 semble être une belle année pour vous ?
Sophie Favier : Professionnellement, oui.
On vous retrouve désormais sur VIVOLTA avec une émission sur la voyance. Comment est née cette émission ?
Elle existait déjà sur CAP 24, présentée par Gilles Tessier. Et, CAP 24 a été victime d’une cessation d’activité et j’ai donc été contactée pour présenter ce rendez-vous sur une autre chaîne.
Qui vous a repérée ?
Ce sont des producteurs issus de la téléphonie que je ne connaissais pas.
Le concept de ce rendez-vous ?
C’est de la voyance en direct. Une question et quatre minutes que l’on accorde à un téléspectateur ou une téléspectatrice qui appelle notre voyant Claude Alexi. Et moi, je suis chargée de les accueillir et j’aborde également tout ce qui est un peu émotionnel et psychologique.
Justement, quelle valeur ajoutée apportez-vous à ce programme ?
Ma bonne humeur, ma gentillesse et je l’espère, mes compétences d’animatrice !
Une émission entièrement consacrée à la voyance, c’est un genre assez nouveau à la télé ?
Je pense que cela a déjà existé. C’est très présent sur le Net. Ça a existé en radio. Ce n’est pas très différent de ce que faisait Macha Béranger, il y a eu Didier Derlich sur RTL.
Sylvère-Henry Cissé
« La radio est mon premier métier »
La matinale, il la connaît. Il est l’un des intervenants de «matinale de Canal+ » tout au long de l’année. A la radio, il l’a présentée sur d’autres antennes il y a quelques années. Cet été, Sylvère-Henry Cissé officie sur Europe 1. Entre 4h30 et 6h30, il est comme un poisson dans l’eau…
Coulissesmédias : Vous avez un job un peu particulier cet été sur Europe 1. C’est vous qui gardez la maison entre 4h30 et 6h30. C’est une proposition que vous espériez ?^
Sylvère-Henry Cissé : Je ne peux pas dire que je l’espérais parce qu’elle m’est tombée dessus par hasard. Un jour, j’ai reçu un coup de fil d’un dirigeant d’Europe 1 qui me disait qu’ils souhaitaient me confier cette tranche pour l’été. J’ai accepté avec grand plaisir parce que la radio est mon premier métier. Et, je voyais dans cette proposition, le plaisir de revenir momentanément à la radio.
Il y a de l’excitation, le trac ?
Je suis rentré à 4h30 le lundi 5 juillet et je dois dire que je n’avais pas d’angoisse particulière.
Que représente Europe 1 pour vous ?
D’abord, de vagues souvenirs d’enfance. Sinon, des souvenirs d’adolescent à travers des émissions que j’écoutais telles que Gonzague Saint-Bris, le hit-parade de Jean-Loup Lafont avec des tas de découvertes musicales, les émissions d’Yves Bigot, les jeux avec les frères Rouland et Pierre Bellemare. Et puis, un moment particulier pour moi : ce sont les autocollants Europe 1 dans le cadre des « Europe Stop ». C’était la première station qui personnalisait les autocollants avec les portraits des animateurs. Il y avait un lien tout à fait naturel avec cette station. Les émissions étaient incarnées à travers les autocollants. Et puis, il y a la fantastique découverte d’une émission que l’on appelait pour la première fois « la matinale », présentée à l’époque par Jean-Luc Delarue. Je crois que c’était un cas unique à l’époque parce qu’il avait gagné 500 000 auditeurs en une saison ! Dans le même temps, on basculait dans un ton nouveau à l’antenne qui est celui d’aujourd’hui. Pour moi, il était tout à fait naturel de venir vers cette radio en acceptant la proposition d’Europe 1.
Et vous n’êtes pas un débutant…
Mes premiers pas sérieux remontent à 1982 en radio associative dans le Nord de la France. Ma première radio professionnelle, c’est Radio Temps-Libre à Lille en 1984, la radio de Séguéla avant qu’elle ne soit transformée en Hit FM. Ensuite, il y a eu la création du réseau FUN avec la bande de fous furieux du côté de Montpellier. J’ai eu la responsabilité des programmes de Fun Grenoble, Fun Rhône-Alpes, puis les locales de Radio France en 1987, Radio Bleue en 1989 tout en continuant de travailler sur les locales, France Inter en 1992, j’ai présenté la tranche du matin pendant trois ans sur RFI à partir de 1993. Et en 1997, j’ai rejoint la télé.
Avant l'Olympia, Quentin Mosimann est notre invité...
Retrouvez Quentin Mosimann le 28 août 2010 sur le Parvis de Notre Dame de Paris pour un grand rassemblement avec ses fans et à l'Olympia les 25 et 26 septembre 2010.
coulissesmédias en images - remerciements : TOI - 75008 PARIS et AT WORK.
Vincent CERUTTI
« C’est un été studieux. J’essaie d’être un bon élève »
Il en rêvait ! Après avoir donné de la voix sur plusieurs radios musicales, Vincent Cerutti se voit confier la tranche 14h/16h pendant tout l’été sur RTL. Attention, nouveau talent qui pourrait bien réussir son examen de passage…
Coulissesmédias : Vous êtes l’une des heureuses recrues de l’été sur RTL. Comment tout cela est arrivé ?
Vincent Cerutti : Très simplement. Je n’avais pas postulé parce que ça me semblait un peu prétentieux de le faire sur RTL. J’en rêvais évidemment. Et, je travaille avec quelqu’un qui s’appelle Gérard Louvin qui a parlé de moi à RTL. Du coup, j’ai rencontré la Direction, j’ai fait une maquette et tout s’est fait très vite.
Votre passage sur RTL Belgique a t-il eu une influence ?
Non, pas du tout. Le grand public vous connaît encore peu. C’est assez exceptionnel de se retrouver sur l’antenne de RTL quand on est encore si peu connu… C’est même improbable. C’est un vrai plaisir, c’est un peu comme un gamin qui voit son rêve devenir réalité. Mais c’est en même temps très optimiste pour les gens qui commencent par la radio associative et qui rêvent de pouvoir entrer sur une radio comme RTL.
Comment êtes-vous arrivé dans l’univers des médias ?
J’ai fait l’école du terrain. J’ai tout appris sur le tas en commençant sur des radios associatives dès l’âge de 14 ans. Et puis, je suis passé sur des formats musicaux : MFM en province, Bel RTL, MFM en national, NRJ au service com’ avant Chérie FM. Quant à la télé, j’ai préféré débuter sur une chaîne locale pendant une décennie plutôt que d’avoir une étiquette trop rapidement collée sans pouvoir la décoller en faisant de la télé sur une chaîne nationale.
Hervé BEROUD
« Le sport, c’est un aspect majeur de notre traitement de l’information »
Suite de notre dossier exclusif entièrement consacré à la place de RTL sur le Tour de France. Après Christian Ollivier et Laurent Jalabert, Hervé Béroud, Directeur de la rédaction de la première radio de France a accepté de répondre à nos questions.
Coulissesmédias : Quelle est votre conception du Tour de France
Hervé Béroud : C’est le plus grand événement sportif organisé en France et l’un des plus importants au monde avec les Jeux Olympiques et la Coupe du Monde de football. C’est un événement majeur.p>
RTL est associée aux plus grands événements sportifs. Le Tour tient une place assez exceptionnelle. Quels sont les enjeux ?
C’est d’abord de satisfaire la curiosité, le besoin de connaissances de l’information de notre public. Nous avons un public qui est populaire et qui est à l’image du Tour de France et qui est de plus en plus nombreux. Il est en phase avec les publics du Tour de France.
C’est d’abord de lui faire connaître en temps réel ce qui se passe sur la route du Tour de France avec un dispositif régulier du départ à l’arrivée des étapes. Et puis ensuite, c’est de lui permettre de comprendre ce qui s’est passé dans la course ou malheureusement depuis une dizaine d’années « hors course ». Ensuite, nous avons des émissions et des chroniques de décryptage : « le club Jalabert » après l’arrivée de l’étape chaque soir, les décryptages de nos envoyés spéciaux et celle de Laurent Jalabert dès le lendemain matin.
Gérard KLEIN
« J’aime bien la radio. Ça me fait rigoler »
25 ans après avoir quitté les ondes, Gérard Klein fait son retour sur Europe 1. Chaque jour, il présente « l’aventure humaine » de ses invités. Rencontres, portraits, parcours, une heure de dialogue en toute simplicité…
Coulissesmédias : Comment vivez-vous ces retrouvailles avec les auditeurs d’Europe 1 ?
Gérard Klein : Je suis très content. D’ailleurs, quand on m’a appelé, j’étais ravi car c’est vrai que dans cette radio, j’ai vraiment rigolé. La radio que je faisais était plus débridée, je ne racontais que des conneries à l’époque. C’était marrant ! Je prends vraiment beaucoup de plaisir à revenir dans les murs de cette maison.
Quelques années plus tard, comment vit-on les choses car la maison a beaucoup changé ?
La plupart des gens que je connaissais, sont partis à la retraite. Je retrouve quelques « vieux » qui ne sont pas vieux en fait qui sont toujours là. Alexandre Bompard a essayé de recréer une ambiance parce que c’est une radio qui fonctionnait de manière un peu affective à l’époque de Siégel. Tout le monde se côtoyait, tout le monde se parlait mais à l’époque, les gens étaient moins inquiets qu’aujourd’hui. C’était très différent. Mais, il y a une ambiance à Europe qui est toujours particulière. C’est plus léger que dans d’autres radios.
Cette émission bien qu’estivale, c’est un nouveau challenge pour vous ?
Oui parce que je n’ai jamais fait ça. C’est Eric Angioletti qui m’a appelé un jour pour me proposer cette tranche 15h/16h pour aborder l’aventure humaine. L’idée, c’est d’avoir un invité qui raconte son aventure. Et moi, j’avoue avoir envie d’y mêler quelques anonymes, des gens qui ont des choses à raconter. Il y a des gens inconnus qui ont parfois un parcours un peu atypique qui méritent l’attention.
Jean-Jacques Bourdin (RMC), invité de coulissesmédias
C'est le pilier incontournable de RMC. Depuis neuf ans, le style direct et populaire de Jean-Jacques Bourdin ne cesse de séduire de nouveaux auditeurs. Depuis peu, sa voix est également devenue un visage sur TF1 mais pas question de renoncer à la radio pour tenter l'aventure télé ! Nous sommes allés à sa rencontre dans les studios de RMC.
Son vélo à peine rangé, Laurent Jalabert est aussitôt devenu le spécialiste
incontournable du Tour de France sur les antennes de RTL et de France
Télévisions. Objectif : apporter son expérience du haut niveau. Rencontre.
Coulissesmédias : On vous
retrouve cette année encore
sur RTL. Comment vivez-vous
cette seconde vie ?
Laurent Jalabert : Pour moi,
c’est un privilège. C’est un
plaisir de pouvoir donner mon
point de vue sur l’actualité du
vélo et dans le même temps, ça
me permet de rester au contact
du milieu que je connais bien et
de côtoyer les champions sur
les plus belles épreuves.
Dans quel état d’esprit êtesvous
pour ce nouveau Tour de
France ?
Je suis impatient. C’est toujours
un événement spécial auquel
on rêve de participer quand
on aime le vélo et que l’on a
côtoyé le monde professionnel.
On rêve de participer au Tour.
Je l’ai fait systématiquement.
A 42 ans, j’ai occupé tous mes
étés sur le Tour. Pour moi, c’est
un rendez-vous que je ne veux
pas manquer.
Pourquoi avoir choisi RTL ?
C’est la meilleure radio ! Et puis,
pour tout vous avouer c’est RTL
qui m’a choisi.
Vous êtes également sur
France Télévisions. Travailler à
la radio et à la télé, c’était une
voie évidente pour la suite ?
C’était un souhait que j’avais
émis lorsque j’ai arrêté ma
carrière. En télévision, France
Télévisions a été le plus réactif
en me proposant de collaborer
avec eux et en parallèle, j’ai
entamé une collaboration avec
RTL. C’est complémentaire. A la
télé, je suis la course en direct
et j’interviens ponctuellement. A
la radio, outre mes décryptages,
nous sommes plus axés sur un
débat avec les auditeurs. Cela
reste un moment privilégié que
je partage avec les auditeurs.
Evoquez-nous votre « Club-
Jalabert »
C’est l’occasion de revenir
sur les faits marquants de
l’étape du jour, de décrypter
et de donner des explications
sur des événements qui se
sont produits sur le parcours.
J’apporte mon analyse et nous
donnons la possibilité aux
auditeurs d’appeler pour poser
leurs questions en direct.
Coulissesmédias s’est introduit dans les coulisses de RTL sur le
Tour de France. En exclusivité, Christian Ollivier, directeur du service des sports
de RTL évoque la plus belle des courses cyclistes. Dispositif, préparatifs, enjeux,
dopage et souvenirs, le journaliste répond sans détour à toutes nos questions.
Coulissesmédias : Quelle place
pour le cyclisme sur l’antenne
de RTL ?
Christian Ollivier : La plus
large possible à la condition
qu’il s’agisse de véritables
événements. Notre vocation
n’est pas de couvrir toutes les
courses, il y a des sites Internet
ou des magazines spécialisés qui
proposent d’excellents compterendus.
Considérant que RTL
est la radio de l’événement
notre intérêt se porte donc
sur les grands évènements
du cyclisme international à
commencer par le Tour de
France, les championnats du
monde, les championnats de
France, les grandes classiques,
parmi lesquelles Paris/Roubaix.
La télévision étant très présente
sur ces mêmes épreuves, les
enjeux d’audience de RTL se
portent davantage dans les
décryptages, les analyses, les
débats d’après-course.
Que représente le Tour pour
RTL ?
C’est évidemment l’événement
numéro 1 de notre offre cycliste.
Sa couverture le prouve mais
il faut bien se rendre compte
qu’au-delà de l’aspect sportif
largement traité, il s’agit pour
nous de proposer tout ce qui
n’est pas à la marge de l’épreuve
pour certains concurrents mais
bien au contraire complètement
imbriqué par rapport à l’image
de RTL, nous avons dans
nos gênes le souci d’être
rassembleurs et populaires.
En érigeant ces deux vertus au
niveau de la qualité que nous
devons à nos auditeurs. RTL
et le tour de France c’est une
longue histoire d’amour. Fautil
rappeler qu’à l’époque de
Radio Luxembourg, c’est une
légende du radio-reportage qui
commentait la Grande Boucle :
Georges Briquet. Puis, d’autres
signatures telles que Jean
Bobet, le frère de Louison, chef
des sports dans les années 70,
Guy Kédia, mon maître dans
le domaine du direct sportif,
cyclisme, football, etc...Que
représente donc le Tour pour
RTL ? Tout simplement, de
continuer à être proche du public
au bord de la route, à l’occasion
de cet unique spectacle sportif
gratuit. Quelle plus belle récompense pour nous que voir
nos auditeurs nous interpeller,
avoir l’oreille collée au transistor,
nous parler de la course mais
aussi de leur village qu’on vient
de traverser ! En résumé, le
Tour représente un lien fort de
proximité et de convivialité avec
nos auditeurs.
Quels sont les enjeux avec la
couverture de cette épreuve ?
Soyons pragmatiques : rester
numéro 1 sur le sport et pas
uniquement sur le football.
Pour RTL il s’agit donc de
garder le maillot jaune chaque
mois de juillet. Deux conditions
: une couverture complète sans
faille et sans erreur. N°1 sur
l’information qu’il s’agisse de
parler du Tour de la France et de
ses régions, de ses champions,
et aussi du dopage; il ne faut
pas prendre les auditeurs
pour des imbéciles, chaque
performance doit être resituée
dans son contexte. Si tous ces
paramètres sont respectés,
la nature de l’enjeu que vous
me demandez sera la suivante
: promesse respectée vis-àvis
encore et toujours de nos
auditeurs.
Chaque soir, une longue file d'attente trépigne d'impatience devant le théâtre Le Méry à Paris (XVIIe) pour applaudir la troupe de "Bonjour ivresse" : Caroline Gaget, Agnès Miguras, Franck Le Hen et Frank Delay, l'ex 2Be3. Succès garanti pour cette comédie survoltée qui pourrait bien jouer les prolongations. Découvrez sans plus tarder notre nouvelle vidéo signée Andreï Olariu (photos : Guillaume Jegouic).
Karine Le Marchand
« Si M6 est venue me chercher, ce n’est pas pour chercher une potiche »
M6 se lance dans la cinquième saison de «L’amour est dans le pré» où des agriculteurs
viennent trouver le grand amour. Grande nouveauté de cette saison : l’animatrice Karine Le
Marchand qui se retrouve aux commandes de l’émission. Débarquée sur M6 en septembre
dernier, elle est désormais l’une des animatrices phares de la chaîne, où elle anime également
l’émission «C’est ma vie». Pour Coulissesmedias, elle revient sur cette nouvelle saison qui
s’annonce joyeuse et fait le point sur une carrière déjà brillante.
Coulissesmedias : Vous
reprenez les rênes de «L’amour
est dans le pré» sur M6. Estil
vrai que vous avez, vousmême,
postulé pour succéder
à Véronique Mounier et
Alessandra Sublet à la tête de
cette émission ?
Karine Le Marchand : Oui
c’est vrai. Ca faisait partie des
émissions que je regardais sur
M6 et que j’appéciais vraiment.
Quand j’ai su qu’Alessandra
partait sur France 5, je me suis
proposée pour la remplacer. Je
trouve que c’est une émission
riche aussi bien humainement
que professionnellement et qui
laisse la place à la personnalité
de l’animateur, ce qui est assez
rare et c’est cela que j’aime.
Quelles sont les nouveautés et
les surprises que nous réserve
cette cinquième saison de «
L’amour est dans le pré » ?
Chaque saison est différente
puisque les agriculteurs sont
différents à chaque fois.
Cette année, c’est vraiment
hétéroclyte puisqu’on a, aussi
bien, de jeunes agriculteurs
que de moins jeunes, des
hommes qui n’ont jamais vécu
avec des femmes et d’autres
qui sont plus ou moins rustres...
Nous ne sommes pas dans la
caricature. A chaque fois, ce
sont des personnalités riches,
complexes, généreuses.
On a aussi des fous rires
mais ça n’est pas que ça.
Est-ce que certains agriculteurs
se distinguent plus que d’autres
?
Chaque année, deux sortes
d’agriculteurs se distinguent
: il y a ceux qui vont vivre
une histoire d’amour et des
personnages qui se distinguent
par leur personnalité car ils
ont des réflexions cultes,
qu’ils ne sont pas très à l’aise
avec les filles ou parce qu’ils
préfèrent leurs vaches aux
femmes ! Je pense que cette
année, on va être servis !
Le cadre doit évidemment
changer des tournages en
studio. Etiez-vous à l’aise à la
campagne au milieu des vaches
et des tracteurs ?
J’avais froid à la fin car
l’émission a été tournée au
mois de novembre ! Mais je
suis à l’aise un peu partout,
je m’adapte. Au contraire,
c’est un nouveau challenge.
C’est à nous d’apprivoiser les
agriculteurs. On ne fait pas
venir des gens dans un studio,
ils sont dans leur univers et
je trouve ça plutôt bien. C’est
à nous de faire le chemin
vers eux et c’est plus noble.
Coulissesmédias en vidéo !
« POKER STAR spécial ladies »
Coulissesmédias inaugure un nouveau rendez-vous tout en images. Toute notre équipe vous proposera régulièrement une séquence interview ou reportage avec un invité. Pour ce premier volet, Andreï Olariu a assisté aux épreuves de qualification pour l'émission DIRECT POKER "spécial ladies" sur DIRECT 8. Reportage.
Laurent BOUNEAU
« Plus il y a de concurrence, plus SKYROCK fonctionne ! »
Audience en hausse, émissions phares, prog’ incontournable, SKYROCK est portée par la réussite
de son format rap et r’n’b lancé il y a un peu plus de dix ans. Rencontre avec Laurent Bouneau, son Directeur Général des programmes.
Coulissesmédias : Les résultats
de la dernière vague de
sondages Médiamétrie vous
sont plutôt favorables. Vous criez
« victoire » ?
Laurent Bouneau : Non, pourquoi
voulez-vous crier victoire ? Nous
sommes satisfaits de notre
résultat.
SKYROCK se porte bien par
rapport à quelques autres radios
musicales qui souffrent un peu ?
Il y en a surtout une qui souffre
beaucoup, NRJ. Elle a perdu 1,5
millions d’auditeurs en cinq ans.
Nous sommes la 1ère radio de
France des moins de 35 ans, et
des moins de 25 ans en audience
et en parts d’audience. Nous
avons un peu plus de 4 100 000
auditeurs quotidiens âgés de
plus de 13 ans.
Dans quelle phase situez-vous
Skyrock actuellement ?
Nous sommes dans une bonne
phase pour SKYROCK et pour
le média radio en général. La
vague de sondages de janvier
à mars est une bonne vague
pour la radio. C’est valable tout
particulièrement pour les radios
généralistes depuis un an et
demi mais également pour les
musicales.
Et pour SKYROCK, on parle
stabilité mais pas seulement…
Effectivement, il y a une
croissance de la durée d’écoute
et une croissance de la part
de marché. Cela veut dire que
les 4 100 000 auditeurs nous
écoutent plus longtemps. Nous
restons de très loin la plus grosse
durée d’écoute par rapport à nos
deux concurrentes que sont NRJ
et FUN. C’est un point essentiel
et c’est surtout la preuve que
les auditeurs apprécient nos
programmes.
On observe une certaine
constance dans vos programmes.
Est-ce que cela veut dire que
SKYROCK cultive son jardin et
qu’il ne faut rien changer parce
que ça marche ?
Quand une équipe gagne, à
priori, on ne peut pas changer
grand-chose. Il y a des gens qui
changent quand cela va bien...
Ceux-là disent en général qu’ils
se préparent au fait que cela va
descendre. Ce n’est pas notre
cas. Quand vous avez une
base solide sur les fondations,
en l’occurrence la grille des
programmes qui est stable, vous
pouvez travailler sur les détails de ce programme. Et c’est
dans les détails que l’on fait les
audiences.
Fred Musa
« Nous pouvons encore monter plus haut ! »
Chaque soir dès 20h00, les stars du rap s’invitent chez lui ! Fred Musa est à la tête de « Planète rap » depuis plus de dix ans. Une émission phare pour SKYROCK, avec un animateur devenu incontournable. Interview.
Coulissesmédias : Quelle
était la promesse de départ
avec « Planète Rap » ?
Fred Musa : L’émission est
née en septembre 1996 sur
le slogan « Premier sur le
RAP » qui a été lancé en 95-
96 au moment des quotas. A
cette époque, nous n’avions
pas de tranche entièrement
consacrée au rap. Et j’avais
soumis l’idée d’une émission
d’une heure mêlant du rap
américain et du rap français.
Le projet a été accepté et il a
d’abord été testé le dimanche
de 20h à 21h. Au bout de
trois mois, l’émission s’est
retrouvée en semaine du
lundi au vendredi. Au début
de l’année 98, la formule de
« Planète rap » a évolué. Nous
avons eu l’idée d’inviter un
artiste pendant une semaine
afin de présenter son nouvel
album une semaine voire
quinze jours avant sa sortie
dans les bacs.
Le succès a donc été
immédiat ?
C’est une émission où l’on
découvre les artistes. Ils
viennent présenter leur
album mais aussi raconter
des anecdotes par rapport à
la construction de celui-ci. Et
puis, il y a des sessions de
freestyles de quinze à vingt
minutes totalement inédites.
Il suffit de voir la vitesse
avec laquelle ces sessions
se retrouvent sur le Net pour
comprendre le succès de ce
rendez-vous !
Est-ce que l’on est dans
une émission d’offre ou de
demande ?
Nous essayons de répondre
à une demande. C’est une
émission qui n’existe sur
aucune autre radio même si
je viens de m’apercevoir que
nous étions copiés depuis
peu par VIRGIN RADIO. C’est
assez drôle car ils proposent
sur un autre format, une
émission entre 20h et 21h où
ils reprennent l’une de nos
rubriques « les freestyles
par téléphone ». Il y avait
certainement à l’origine une
demande pour découvrir
une scène et nous avons
répondu à cette demande.
Et la différence aussi, c’est
que les artistes ne viennent
pas uniquement pour leur
album. Ils font du live et des
freestyles. Et puis, l’émission
change chaque semaine
avec un nouvel artiste et il y
a l’inévitable petit bonus que
l’on ne trouve pas ailleurs.
Emmanuel RUBIN
« L’optimum, ce n’est pas un magazine de cul ! »
Dans le quatrième arrondissement de Paris, les locaux des éditions Jalou abritent la rédaction du magazine
l’Optimum. De Tolstoï à Hugo Pratt, des centaines de livres s’empilent dans le bureau du rédacteur en chef.
Toutes les couvertures de l’Optimum sont accrochées au mur, des feuilles sont éparpillées un peu partout et
une cigarette se consume. Installé derrière son bureau, le rédacteur en chef Emmanuel Rubin répond à nos
questions. Rencontre.
Coulissesmédias : Racontez
nous les débuts de l’Optimum.
Emmanuel Rubin : On est
en 1995, les éditions Jalou
marchent vraiment bien. Le
patron du groupe a voulu
multiplier ses titres. Il avait
depuis quelques temps l’idée
d’un masculin : en 1996, on
lance l’Optimum ! Cela en fait
l’un des plus vieux magazines
masculins Français. Sinon,
historiquement, il y a le
magazine Lui. Mais ce
magazine, c’était davantage
un contenu « charme » avec
uniquement des femmes en
couverture.
Et cela n’a jamais été
l’objectif, ni la cible
recherchée par l’Optimum
qui prône une culture
masculine bien différente.
Justement, qui est votre
lecteur, votre cible ?
D’abord, il faut savoir que
nous sommes dans la lignée
de journaux masculins
américains prestigieux
tels que Esquire ou
Details. Notre cible c’est
le CSP ++, très urbain. Au
lancement du magazine,
nos lecteurs avaient entre
35 et 45 ans. Aujourd’hui,
c’est beaucoup plus large :
de 25 à 55 ans. Avoir la
cinquantaine, ce n’est pas
être un « vioc » de nos
jours. Nous voulons créer
la tendance, pas la suivre.
Donc, on touche à la mode
comme à la gastronomie,
à l’automobile comme à
la politique : l’Optimum,
ce n’est pas un magazine
de cul ! On parle de
notre temps par le prisme
masculin. De ce fait,
l’homme qui lit l’Optimum
est bien dans sa peau
et dans son temps.
Emmanuel JAYR
« L’écoute de SNCF LA RADIO va devenir un réflexe »
Elle émet depuis quelques mois dans les gares, sur Internet et via la téléphonie mobile, SNCF
LA RADIO vous permet d’être informé à tout moment du trafic ferroviaire et de ses éventuelles
perturbations. Objectif de cette radio : rassurer les voyageurs. Ils sont 3,7 millions chaque jour !
Reste à les séduire avec ce nouvel « outil ». Manu Jayr, l’un des représentants de GOOM, le
premier bouquet de radios numériques en France qui est à l’origine de ce lancement, se veut
très confiant. Il a accepté de répondre à nos questions.
Coulissesmédias : Encore une
radio signée GOOM. Vous en êtes
à combien ?
Emmanuel Jayr : On en sort
environ une par mois depuis près
de deux ans. On en compte 26
actuellement en France et déjà 12
aux Etats Unis.
Toutes ces nouvelles idées de
radio sont nées après votre départ
de NRJ où vous avez passé
quelques années…
J’ai passé 10 ans à NRJ et
Roberto Ciurleo 7 ans. On sentait
à l’époque que le modèle de la
radio FM était en train suivre un
véritable virage et qu’il était temps
de faire l’inventaire de nouveaux
modèles. Et pour nous, ce
modèle, il était forcément dans le
numérique. Quand on a présenté
ce projet en interne, on s’est
heurté comme très souvent dans
les grands groupes, fondés par un
grand millionnaire, à des gens qui
ont du mal à imaginer que la suite
se fera totalement différemment
avec sûrement d’autres marques,
avec d’autres acteurs. On a donc
démissionné il y a trois ans et en
janvier 2008, nous avons démarré
ce projet après avoir rencontré
trois investisseurs qui nous ont
permis d’avoir les moyens de nos
ambitions. Nous nous sommes
lancés avec un fonds américain,
un fonds allemand et un fonds
d’investissement français et
on a imaginé une aventure qui
allait profiter de la migration
d’audience qui est très forte
depuis trois ou quatre ans. On
observe effectivement, beaucoup
d’auditeurs qui quittent l’écoute
de la radio en hertzien pour
rejoindre la sphère numérique
avec principalement deux axes
qui comptent beaucoup : l’Internet
donc l’ordinateur (Médiamétrie
nous indique que 21 millions de
français écoutent déjà la radio
sur Internet) et le mobile qui est la
grosse nouveauté depuis un an et
demi. Aujourd’hui, déjà cinq millions
de français déclarent écouter la
radio sur leur téléphone portable.
C’est notamment lié à l’explosion
de la 3G et principalement de la
consommation internet mobile
de l’iphone. Dans ce contexte,nous avons développé notre
projet avec deux grandes étapes.
La première, c’était de créer
notre propre bouquet. Donc, on a
développé nos marques. Ce sont
des radios que l’on édite avec une
particularité c’est que même si on
est sur Internet, on fait vraiment
de la radio. Et, pour nous, la radio,
ce sont des programmateurs
professionnels, des contenus avec
des animateurs, des journalistes…
Nous sommes convaincus qu’il
faut des contenus pour faire de
l’audience. Et puis, il y a cette
qualité de son totalement unique.
C’est un son propriétaire que l’un
de nos collaborateurs, l’un des
plus importants dans le team, a
inventé : le G sound qui est un
traitement de son très spécifique
qui permet d’écouter GOOM
dans une qualité HD comme
personne ne l’avait fait encore.
Anthony Bourdain
« Public Santé s’annonce comme une radio d’avenir ! »
Pour la première fois, une radio a choisi la santé comme thématique vedette sur son
antenne. Radio Public Santé émet avec succès depuis plusieurs mois sur le Net. Chaque
jour, elle propose un mélange musique et infos santé présentées par des journalistes et
spécialistes. Vu le bon accueil reçu sur la toile, la jeune station guette déjà les fréquences
numériques nationales… Radio Public Santé, côté coulisses, c’est
avec Anthony Bourdain, son directeur des programmes.
Coulissesmédias : Comment vous
est venue l’idée de cette radio
dédiée à la santé ? Est ce qu’elle
appartient à un groupe ?
Anthony Bourdain : Avec Gérard
Bardy, Patrick Casties ainsi que
Jean Miot, nous sommes partis du
principe qu’il n’y avait pas encore
de radio dans la thématique du
bien-être et de la santé. Il y a
souvent aujourd’hui des radios
dites généralistes qui ont passé
des modules de santé de manière
très simplistes et très rapides
en général. Quand elles font de
grandes émissions, on voit que
très souvent, il y a un certain
succès d’audience mais qui à la
longue, ne semble pas se répéter
alors que par contre, aujourd’hui,
le modèle des radios qu’elles
soient hertziennes ou sur d’autres
technologies, quand elles sont
très thématisées, ont l’air, elles,
d’avoir une portée d’audience très
importante. Partant de ce constat,
nous avons lancé il y a trois ans
et demi, Radio Public Santé sur
des supports qui étaient déjà
numérisés. A l’époque, il y avait
déjà l’Internet évidemment même
si tout le monde n’était pas très
bien équipé à l’époque. Il y avait
également certaines box : Free par
exemple. Et, nous avons vu que l’on
avait une croissance d’audience
qui était très importante. Donc,
nous nous sommes associés à
d’autres acteurs financiers qui
nous ont permis de garder une
indépendance qui est nécessaire
dans ce genre de métier qui
est celui de l’information santé.
Nous avons voulu d’une manière
volontaire, rester indépendants
le plus possible et c’est toujours
le cas aujourd’hui parce que
nous voulons avoir une conduite
éditoriale qui soit la plus honnête
vis à vis de nos auditeurs en ce qui
concerne l’information santé quand
elle parle de choses simples voire
même quand elle parle de choses
très sérieuses.
La radio est donc née suite à une
rencontre entre personnes qui se
connaissaient en quelque sorte…
Cela fait plus de vingt ans que
je pratique la radio en activité
professionnelle et ces gens,
ce sont des personnes que j’ai
rencontrées au fur et à mesure de
mon parcours et, à un moment ou
un autre, l’idée est venue autour
d’une table dans un restaurant.
Nous avons donc réfléchi à qui
pourrait être la personne capable
de répondre à des besoins de
critères de qualité de santé ou
d’expertise dans le domaine de
la santé parce qu’en ce qui me
concerne, mon expertise est
radiophonique avant tout et les
confrères autour de moi le sont
aussi. Ce sont des journalistes. Il
nous fallait donc des hommes de
l’art du secteur santé. Nous nous
sommes donc rapprochés de
Mr Bardy qui était à l’époque, un
ancien rédacteur en chef de l’AFP
puis de la patron du généraliste.
Il a tout de suite été intéressé
par le dossier. Jean Miot ancien
Directeur Général de l’AFP, il a
été également Directeur Délégué
du Figaro puis Président de la
Fédération Nationale de la Presse
Française, s’est montré intéressé.
A partir de là, nous avons, chacun
avec nos réseaux respectifs,
trouvé les éléments nécessaires à
un concept qui est celui que vous
entendez aujourd’hui quand vous
entendez Radio Public Santé, c’est
à dire quelque chose de fiable.
C’est une radio qui est difficile
à faire par rapport aux radios de
divertissement du groupe NRJ ou
Lagardère parce qu’au contraire
de passer des informations sur
un laps de temps très court et
de passer de la musique, nous,
notre contenu peut avoir un effet
considérable si on se trompe.
Nous parlons de santé donc, les
gens prennent au mot ce que nous
pouvons leur dire. Nous nous
sommes entourés d’un comité de
déontologie scientifique.
VIRGINIE
GUILHAUME
« Mes parents m’ont donné le goût et le dégoût de la télé »
A l’heure où «Star Academy» et autres «Popstars» sont déjà enterrées, «Nouvelle star»
fait office de vétéran dans l’univers des télé-crochets musicaux. Pour cette huitième
saison, l’émisson phare de M6 nous promet de nombreuses surprises. A sa barre, la
jolie Virginie Guilhaume que l’on retrouve pour la deuxième année consécutive. Pour
Coulissesmédias, elle a accepté de donner ses impressions sur cette nouvelle saison.
Cette enfant de la télé revient sur son parcours et son actualité, puisqu’elle anime
également «Accès privé» sur M6.
Coulissesmédias : Mercredi soir,
M6 diffusera le troisième prime
de «Nouvelle Star» en direct de
Baltard. Comment vous sentiezvous à l’idée de reprendre les
rênes de cette grosse machine ?
Virginie Guilhaume : Très bien. Les
directs, c’est très excitant. C’est un
moment où tout peut arriver avec
le jury et les candidats. Je suis
toujours très contente à l’idée de
reprendre cette série de directs au
Pavillon Baltard. Je pense qu’au
vu du niveau des candidats, on
aura forcément un bon cru cette
année et de supers moments.
Justement que pensez-vous du
casting de cette année ?
On a le
sentiment que les filles s’imposent
plus que les garçons...
C’est en effet ce que j’ai dit pendant
pas mal de temps en interview
mais je reviens sur cette idée là
! J’avais l’impression que l’année
serait féminine ou ne serait pas
et, en fait, mercredi dernier, il y
avait 5 filles et 5 garçons. Les 5
filles ont une forte personnalité et
sont très présentes mais je trouve
quand même que les garçons
se défendent vachement bien.
Dave, Benjamin ou François sont
vraiment au top, de même que
Ramon et Sacha. Ils ont vraiment
leur carte à jouer.
Parmi les candidats restants, avezvous
une déjà une préférence ?
Je n’ai pas le droit d’avoir des
préférences. Certains me touchent
plus que d’autres. Honnêtement, je
trouve que c’est une super promo.
Sur les neuf candidats restants,
je n’arriverai pas à faire de choix
mais j’ai quand même trouvé
que certaines prestations étaient
magiques, notamment celles de
Luce, François et Benjamin.
GUILLAUME DURAND
«RADIO CLASSIQUE, sa différence? Son élégance! »
A l’heure où les
radios généralistes
se livrent à une
véritable bataille de
l’info pour gagner des
auditeurs, Guillaume
Durand, lui, joue la
carte de la force
tranquille tous les jours
sur RADIO CLASSIQUE.
Séduit par l’élégance et
le style de cette station, le
journaliste – passionné de rock -
s’est facilement laissé convaincre
pour prendre en charge la
matinale. Guillaume Durand
est notre invité. Il évoque son
nouveau rendez-vous, son
regard sur la radio et la place
(insuffisante) qu’occupe la
culture à la télé. Interview.
Coulissesmédias : Depuis la
rentrée, vous êtes la voix de la
matinale de RADIO CLASSIQUE
et autant dire que cela vous réussit
plutôt bien puisque les audiences
sont à la hausse…
Guillaume Durand : Vous savez,
ça ne dépend pas vraiment de
moi parce que la formule existait
déjà avant avec entre autres
Olivier Bellamy, Eve Ruggieri ou
Nicolas Pierron qui fait le meilleur
journal économique le matin. C’est
une antenne qui prend une autre
dimension. Le seul avantage que
je peux avoir, c’est une sorte de
déclic médiatique c’est à dire qu’on
parle plus de RADIO CLASSIQUE.
Il y a plus d’intérêt donc les gens
découvrent toute l’antenne. Mais
la structure de l’antenne, cette
idée du journalisme assez pointu
le matin et de la musique toute
la journée, elle était déjà là ! J’ai
peut-être modestement aidé à ce
qu’il y ait un plus grand coup de
projecteur sur RADIO CLASSIQUE
mais si les chiffres augmentent,
c’est parce que toute l’antenne
augmente.
Pourquoi, selon vous, l’audience
de RADIO CLASSIQUE atteint
son meilleur niveau depuis sa
création ?
Je vais dire quelque chose qui va
faire bondir beaucoup de gens : je
pense que RADIO CLASSIQUE
est une radio, à certains aspects,
beaucoup moins conne que
d’autres radios. Il y a un côté
élégant, fluide… C’est une radio
à l’image de SKYROCK qui est
portée par une culture, celle du
rap. De la même manière que
SKYROCK parle de NTM, nous,
nous parlons de Chopin. Il y a un
vrai propos culturel qui soutient la
radio et qui nous soutient. On ne
parle pas de tout et n’importe quoi
mais de quelque chose qui est
important qui s’appelle la culture.
Concrètement, quels sont les
chiffres de votre émission ?
Cela va vous paraître bizarre mais
je ne les connais pas. Je sais
que l’on a passé la barre des 2%
d’audience cumulée et que nous
avons plus d’un million d’auditeurs.
Dans le détail, je ne connais pas
les chiffres de la matinale. Cela
prouve que l’on est très détendu
par rapport aux autres radios
qui ne pensent qu’à ça. Si NRJ
descend en ce moment, ce n’est
pas parce qu’ils sont moins bons
qu’ils ne l’ont été. C’est parce que
tout ce qui représente la musique
d’NRJ (la génération Madonna
etc) plait de moins en moins.
La culture Madonna est moins
importante aujourd’hui. Les gens
ont davantage pris leurs distances.
Cela paraît invraisemblable mais
RADIO CLASSIQUE est devant
NRJ à Paris ! Les gens ont envie
d’autre chose. On est toujours
porté par quelque chose dont les
gens ont plus envie aujourd’hui.
Tout lui sourit. Sur TF1, il explose
l’audience avec son émission
« Sept à Huit » (5,5 millions de
téléspectateurs en moyenne) ou
lorsqu’il est aux commandes du 20
heures (8 millions de fidèles). Son
magazine « En immersion » a reçu une
récompense dès le premier numéro.
Sur les ondes, Harry Roselmack fait
défiler les personnalités chaque semaine
au micro du « journal inattendu » de
RTL. Elégance, professionnalisme et
simplicité sont ses valeurs sûres. Elles
lui ont permis de devenir, en quelques
années, l’une de vos personnalités
préférées des médias. Rencontre avec
Harry Roselmack dans les studios de
RTL.
Coulissesmédias : En prenant
les commandes du « journal
inattendu », vous avez renoué
avec vos premières amours…
la radio. Racontez-nous cette
passion pour ce média…
Harry Roselmack : J’ai commencé
à pratiquer la radio alors que je
n’avais pas encore mes diplômes
de journaliste. C’est un média que
j’ai toujours beaucoup écouté.
J’ai un rapport de proximité et de
coexistence qui est beaucoup plus
long et beaucoup plus fort avec
la radio qu’avec la télévision. Et,
autant je me souviens avoir voulu
vraiment faire de la radio, m’être
spécialisé en radio dès l’IUT de
journalisme, autant la télé n’était
pas quelque chose que je rêvais de
faire. La télé s’est plus imposée à
moi. Ce n’était pas une démarche
volontaire de ma part. Quand j’ai
quitté la radio en 2005, lorsque
je suis passé de France Info à
I>Télé et Canal+, cela s’est fait de
façon inattendue et j’ai toujours
eu le sentiment que je n’avais
pas terminé mon aventure radio
et mon épanouissement dans ce
média. Donc, j’ai très vite cherché
à en refaire.
Est-ce la meilleure école pour
mettre en scène l’information ?
Depuis que je fais de la télé, je
connais beaucoup de journalistes
qui ont commencé par la télé et
qui n’ont fait que cela, et ils ont
appris à faire leur métier de façon
très efficace. La radio a peut-être
un avantage pour ceux qui ont à
tenir une antenne, c’est qu’elle
est très exigeante. Nous n’avons
pas le support de l’image. Nous
ne pouvons pas nous reposer
sur des images. En terme de
tenue d’antenne, la radio, c’est
extrêmement formateur. Mais,
je suis contre la hiérarchie des
médias. Je ne considère pas que
la télé est mieux que la radio et
inversement, je ne peux pas dire
qu’elle a plus de qualités et une
meilleure façon d’apprendre son
métier que la télévision. Je pense
que l’on peut bien apprendre son
métier partout. Je connais moins la
presse écrite parce que je l’ai moins
pratiquée. Je n’ai fait que quelques
piges dans la presse quotidienne
régionale mais je suis persuadé
qu’en presse écrite aussi, on a des
gens qui apprennent le métier et
qui s’épanouissent tout aussi bien
que dans les autres médias.
Qu’est ce que la radio vous apporte
de plus par rapport à la télévision
?
Elle apporte surtout des choses
qui vous allègent. A la radio, vous
n’êtes pas obligé de faire attention
– même si c’est un minimum –
à des choses qui ne sont pas
primordiales. Elles concernent
votre façon de vous habiller, votre
présentation, tous ces éléments
que l’on finit par faire en télé de
façon plus ou moins consciente,
ce sont des éléments auxquels il
faut penser parce qu’ils frappent le
public. Et, je préfère la radio dans
le sens où les réactions des gens
qui vous écoutent vont être sur le
fond alors qu’en télé, les réactions
seront plus systématiquement
sur la forme. C’est donc un peu
frustrant parfois.
Jaques PRADEL
« pour moi, notre métier, c’est
un métier du risque ! »
Après avoir arrêté son émission
matinale sur Europe 1,
Jacques Pradel occupe
désormais l’antenne de 13h30
à 15h00 avec « Café crimes ».
Dans ce rendez-vous, il
décortique les affaires et nous
plonge dans le fonctionnement
de la police et de la justice.
Rencontre avec un journaliste
curieux, chaleureux et
antipailettes…
Coulissesmédias : Vous faites
l’actualité avec l’émission « Café
Crimes » tous les jours sur Europe1
(13h30/15h00). Un rendez-vous
qui a très vite trouvé son public
et qui a même été rallongé d’une
demi-heure. Comment est née
cette émission ?
Jacques Pradel : C’est un peu le
hasard et la nécessité. On s’est
retrouvé dans l’été 2008 avec un
changement de Direction qui est
souvent synonyme pour nous de
changements de programmes.
J’animais le magazine diffusé
entre 9h30 et 11h00. Cela faisait
six ans. J’avais pris le relais d’Yves
Calvi qui lui-même avait fait six
ans. Je n’avais pas changé grandchose.
C’est d’ailleurs la première
fois de ma vie professionnelle que
je n’avais pas vraiment « inventé »
un thème d’émission. J’avais
juste pris la suite d’Yves. J’ai pris
beaucoup de plaisir puisque cela
marchait très bien en audience.
Mais, quand on a des équipes
nouvelles qui se mettent en place,
la logique est « on ne fait pas du
neuf avec du vieux ». Donc, il me
fallait réfléchir à quelque chose de
nouveau pour la rentrée suivante
sachant que ce ne serait pas pour
le matin puisque Michel Drucker
avait été contacté pour reprendre
la tranche. Et, il y avait à l’époque
Muriel Hess comme directrice
des programmes qui est une
passionnée de faits divers et qui
essayait à chaque fois qu’il y avait
un nouveau patron qui arrivait,
de lui vendre une émission sur
les faits divers parce qu’elle était
persuadée que ça avait sa place
sur la grille. A l’époque, il y avait
déjà une inflation de magazines
télé sur les faits divers qui
montrait qu’il y avait un intérêt
du public. J’avais une certaine
légitimité puisque j’avais animé
en télé « Témoins n°1 » etc…
Donc, je n’étais pas neutre. Je ne
débarquais pas dans ce domaine.
Et j’ai pensé qu’il serait intéressant
de proposer une émission de
décryptage en se disant qu’un fait
divers, c’est toujours un reflet des
valeurs d’une société à une époque
donnée. Dans tous les domaines
criminels, la justice évolue tout
comme les moyens techniques
et scientifiques de la police. Ce
qui demeure, c’est le drame des
victimes, c’est de comprendre
comment un procès d’assises
se monte, pourquoi il y a des
récidives… Bref, on était au coeur
d’une vraie question de société.
Et à côté de ce décryptage, il y
avait aussi cette volonté de faire
un peu de pédagogie du public
en expliquant le métier d’avocat,
comment un juge ou un magistrat
juge, pourquoi il y a une échelle
des peines etc… Après, il fallait trouver un bon
titre. Je l’ai emprunté à un poème
Jacques Prévert. D’ailleurs, il s’agit
d’un poème sur un fait-divers, il
s’appelle « La grasse matinée ». On
savait donc exactement ce qu’on
voulait faire et Philippe Balland,
arrivé entre-temps pour reprendre
la Direction des programmes m’a
proposé de raconter une histoire
avant de débuter le magazine
classique.
Il a eu une excellente idée
parce que pendant toute la
première année, toute l’émission
commençait systématiquement
par un récit qui était beaucoup plus
court qu’aujourd’hui et finalement,
ça permettait d’entrer de plain-pied
dans le sujet et d’éviter de perdre
du temps après avec les invités
pour dire ce qui s’était passé. Et
puis, je crois que l’originalité de la
radio, c’est avant tout quelqu’un qui
raconte une histoire à quelqu’un. Je
n’avais pas eu l’idée mais j’avoue
que ça collait complètement à ce
que nous avions préparé. On s’est
installé en trois jours et depuis le
soir de la première, on n’a pas
bougé une ligne pendant un an.
Quand il ne réalise pas de documentaires, Didier Varrod déniche de nouveaux
talents. Mais il est aussi programmateur musical, journaliste et animateur
radio… Pour lui, La musique, « c’est tout sauf du business ! ». Didier Varrod
soufflera la 25 ème bougie de la cérémonie des Victoires de la Musique au
Zénith le 6 mars. A cette occasion, il a accepté d’être notre invité pour parler
musique… sous toutes ses formes !
Coulissesmédias : Qu’est-ce qui vous a donné l’envie de construire une émission spéciale autour des Victoires de la Musique ?
Didier Varrod : Le désir est
venu d’abord de la Direction de
France Inter parce que c’est un
anniversaire : 25 ans !
La télévision, elle, va marquer le
coup en essayant de regrouper
tous les animateurs qui ont
présenté un jour les Victoires de
la Musique durant ces 25 ans.
Nous serons presque dans les
conditions du direct. L’idée était
de ne pas transmettre juste ce que
l’on a vu à la télé mais proposer
un programme qui a une valeur
ajoutée. A mes côtés, il y aura
Isabelle Dhordain qui présente
une émission sur la musique sur
Inter et Stéphane Bern en maître
de cérémonie. Lui aussi, reçoit
tous les jours des artistes qui se
produisent en live. Donc, il y avait
une certaine cohérence d’avoir
trois têtes de la radio pour parler
de musique mais aussi pour
construire un genre divertissant,
un peu marrant.
Stéphane Bern, ce n’est pas pour
représenter France 2 en même
temps ?
C’est l’une des stars de France
Inter. Il anime l’émission phare
de divertissement de la station et
j’insiste beaucoup : c’est la seule
émission en radio qui invite tous les
jours au moins un artiste et souvent
des artistes en développement ou
encore totalement inconnus que
l’on retrouve deux ou trois ans plus
tard aux Victoires de la Musique
consacrés comme révélation. Son
émission est donc une tribune, un
tremplin ouvert au quotidien à de
jeunes artistes francophones.
Quel sera le rôle de chacun ? Vous
serez un peu l’expert ?
Oui, je vais être l’expert mais on
l’est tous un peu à notre manière.
On va se distribuer un peu les
rôles selon les affinités. On va
aussi jouer le contre-emploi. Je
trouve qu’il serait assez rigolo
que Stéphane Bern s’occupe
un peu de musique électronique
alors qu’il est le moins spécialiste
des trois. On va essayer de faire
en sorte que chacun ne parle
pas que de ce qu’il connaît. Il
faut vraiment qu’on essaie de se
mettre en danger par rapport à
cette soirée surtout qu’elle est en
direct et donc du coup, propice à
beaucoup d’inattendu. C’est ce qui
nous donnera de l’adrénaline pour
tenir l’antenne toute la soirée.
Axel Noblet (SUD RADIO)
explore les voies du podcasting avec PodZ
L’animateur des matinées du weekend
de SUD RADIO a ouvert son
site Internet podz.fr sur lequel il
propose des interviews à la carte.
Musique, cinéma et humour sont
les principaux thèmes déclinés
en podcasts audios. Depuis son
lancement, de nombreuses
stars ont accepté de participer
au succès de PodZ. Et les
oreilles curieuses sont déjà
nombreuses…
Coulissesmédias : Axel Noblet,
avant d’être à la tête de PodZ,
vous êtes surtout une voix de
radio…
Axel Noblet : J’ai débuté sur
FUN RADIO à Paris en 2001
dans l’équipe de
Sam Z, aux côtés
de Dario. Ensuite,
je suis parti chez
FUGUE à Lille, une
radio qui était dans
le groupe CONTACT
et qui émettait sur
l’Oise, la Picardie
avec environ 60
000 auditeurs. J’y
ai animé le morning
avant d’animer celui
de CONTACT où je
suis resté pendant
quatre années
jusqu’en 2006. C’est
Jérôme Delaveau
qui m’avait mis à l’antenne.
Après son départ à HIT RADIO,
je suis parti sur FORUM à
Orléans pour rejoindre le groupe
Start. J’ai animé le morning
pendant un an et je suis reparti
travailler avec Jérôme Delaveau
sur SUD RADIO. C’est ici que
j’ai créé « les zappeurs de Sud
Radio ». L’émission a duré un
an et demi. Par la suite, j’ai
fait de l’antenne avec Pierre
Galibert et depuis la rentrée
dernière, j’anime les weekends
sur la tranche 7h-midi. J’ai deux concepts d’émission.
Le premier est un magazine de
loisirs du week-end (jeux vidéos,
cinémas, trucs et astuces
etc…) et le second s’appelle
« C’est votre histoire ». Dans
ce concept que j’ai imaginé, les
auditeurs racontent une histoire
qui a marqué leur vie et qui est
liée à une chanson.
Comment est venue cette idée
de créer PodZ ?
Ce site est né en novembre
dernier. La raison de son
lancement est simple : je me
suis rendu compte que les
radios, jusqu’à maintenant,
rediffusaient leurs programmes
via l’outil « podcast » mais il y avait
très peu de gens qui utilisaient
les podcasts pour du contenu
exclusif. Donc, je me suis dit
qu’il serait bien de proposer
aux artistes de les interviewer
pour que leur entretien dure
un peu plus longtemps qu’une
simple diffusion en radio. J’ai
donc décidé d’interviewer
des personnalités sur ce site.
Toutes les interviews que nous
proposons sont uniquement
destinées à usage privé. Le but
n’est pas de fournir du contenu de programmes à certains
directeurs d’antenne de radios
locales. D’autres sont déjà sur
ce terrain là. Et puis, je me suis
dit que l’on pouvait également
proposer une interview clés
en mains aux entreprises pour
qu’elles puissent communiquer
leur activité, leur entreprise
grâce aux principes du podcast,
au référencement etc…
Léonard Lasry
" le dandy pop invité de coulissesmédias "
Léonard Lasry a peut-être réussi le
plus difficile en 2006 en se révélant
au public avec un album piano/
voix proposé sous forme de récital.
L’artiste au timbre grave et sensuel
est actuellement de retour avec
une série de concerts à Paris et
des nouveaux titres plus pop.
Ceux qui lui collaient une image
désuette étaient peut-être allés un
peu vite…
Coulissesmédias : On vous retrouve
sur scène le 28 janvier. Dans
quel état d’esprit êtes-vous ?
Léonard Lasry : Plutôt serein puisque
nous sommes installés dans
cette salle depuis le mois d’octobre,
qu’on répète à cadence régulière
et tout s’est bien passé
jusqu’à présent même si à chaque
fois on change un peu le concert,
on rajoute des chansons, des petites
surprises pour ne pas tomber
dans une certaine routine.
Il n’y a pas de stress ?
Mon stress, c’est que l’un de mes
musiciens est pris ailleurs le soir
du concert. Donc, j’ai un nouveau
batteur pour remplacer quelqu’un
qui est parti en Inde. Mais à priori,
tout devrait bien se passer.
Comment vous préparez-vous ?
Les musiciens connaissent bien
les morceaux. On les a joués sur
l’album qui sort en mai. Les chansons
sont donc pas mal rodées.
On les répète évidemment et plus
on avance, plus ça devient fluide
et on fait évoluer des choses qui
sont différentes par rapport au
disque. Il y a aussi tout un travail
sur les morceaux qui étaient sur le
premier album en piano/voix ou
des morceaux qui ne sont pas de
moi et que l’on reprend juste pour
le concert. On écrit des nouveaux
arrangements et on crée parfois
quelque chose de nouveau uniquement
pour le concert. On répète
deux à trois fois tous ensemble
avant le concert. On se retrouve
en studio tous ensemble mais
comme on se connaît bien, on se
comprend très facilement et assez
vite. On parle le même langage et
ils savent ce que je veux parfois
même avant que je ne leur explique.
Je ne leur donne pas forcément
de directives très précises.
Denis Florent (consultant radio) :
"Le terme de "généraliste" est une escroquerie"
Pour le troisième volet de notre
série « Une année de radio »,
nous avons fait appel à Denis
Florent. Il connaît bien la radio
puisqu’il a participé au lancement
d’Europe 2 en 1987, il est resté
de nombreuses années dans
le groupe Lagardère au pôle
France puis International. Il a
ensuite participé au changement
de format de RMC avant de
développer des radios et des
télés musicales en Europe de
l’Est. Denis Florent est reconnu
pour être l’un des meilleurs
experts radio dans le monde. Il
est notre invité aujourd’hui sur
coulissesmédias.
Coulissesmédias : L’audience
radio s’enfonce chaque année un
peu plus. Comment expliquezvous
ce recul ?
Denis Florent : Modérons :
l’audience générale de la radio
recule, emportée par la chute
permanente des produits «non
nécessaires», qui naturellement
s’écroulent. Pendant le même
temps, certains produits se
tiennent très bien et augmentent
même leur audience... C’est
«un certain type de radio» qui
recule. Et comme ce «type de
radio» était majoritaire, il abîme
donc la moyenne générale.
Est-ce que la radio peut toutefois
rester un média incontournable
?
Présentez-moi un autre média
gratuit, mobile, ludique, qui
vous offre la météo, les infos, la
musique, des cadeaux et du rire
et sans vous obliger à avoir le
regard fixé sur un écran qui plus
est... On verra alors ce qui peut
«remplacer» la radio.
Quelle est selon vous LA radio
généraliste des années 2000 ?
Je ne sais pas ce qu’est une radio
généraliste. Je crois qu’il n’y a que
des radios formatées, plus ou moins
bien et que parmi ces formats,
il y en a un qu’on peut appeler
«News & Entertainment». D’autre
part, pour définir «la meilleure»,
on se tourne vers Médiamétrie.
Dans ce cas, la meilleure «News
& Entertainment», il semble bien
que ce soit RTL.
Romain Taillandier (Coulissesmédias) :
"Des sites comme Deezer ou GoomRadio vont faire mourir les radios musicales classiques !"
Pendant plusieurs semaines, Coulissesmédias vous propose un
grand dossier sur l’année radio 2009 et le retour en forme
des radios généralistes. Pour décrypter les grandes
tendances de l’année écoulée, nous avons fait appel
à plusieurs professionnels des médias. Ils viennent
de la radio, de la presse, de la télé, ils sont
journalistes, animateurs ou spécialistes des
questions médias… Et parfois la radio n’est pas
leur métier ! Mieux que le traditionnel « Bestof
», ce rendez-vous aura pour but de vous
faire découvrir des regards croisés autour
des mêmes questions portant sur l’actualité
de la radio. Pour ce deuxième rendezvous,
c’est un journaliste de l’équipe de
Coulissesmédias qui est notre invité :
Romain Taillandier. Habituellement, il
aborde le thème des people.
Et, pour la première fois, il parle de
radio sur notre site avec son regard de
jeune journaliste. Comment consomme
t-il la radio ?, quelles sont ses radios de
référence ?, quel est l’avenir de ce média ? :
Romain Taillandier nous dit tout !
Coulissesmédias : Comment
juges-tu l’année radio 2009 ?
Romain Taillandier : La pipolisation
n’a pas épargné la radio en 2009 !
Nagui et Nikos ont rejoint les Marc-
Olivier Fogiel, Michel Drucker et
autre Julien Courbet ! Cependant,
la radio est encore un média où
la superficialité n’est pas reine et
l’arrivée de « Stars » sur certaines
stations n’a pas été obligatoirement
synonyme de succès !
Coulissesmédias : Quels ont
été selon toi, les événements
qui ont marqué l’année radio ?
Romain Taillandier : Je dirais
que l’arrivée de Nikos sur NRJ
fut le plus gros événement de
la rentrée. Ensuite, j’ai adoré
les chroniques acides de
Stéphane Gillon et les imitations
inimitables de Nicolas Canteloup !
Coulissesmédias : L’audience
radio s’enfonce chaque
année un peu plus. Comment
expliques-tu ce recul ?
Romain Taillandier : La chute
des radios musicales s’explique
par la cannibalisation du média
Internet. Je pense qu’Internet
est un poison pour les radios
musicales ! Les sites de musique
à la demande et le piratage ne
permettent plus aux radios d’être
les seules à diffuser des titres.
Et, des sites comme Deezer ou
GoomRadio vont faire mourir les
radios musicales classiques !
Ce qui fonctionne à la radio, c’est
l’info et le divertissement (regardez
l’émission de Ruquier sur Europe1 !)
Pierre Courade (europe 1) :
"En ce moment il y a un retour à l’éclectisme"
Pendant plusieurs semaines,
Coulissesmédias vous propose un grand dossier sur l’année radio 2009 et le retour en forme des radios généralistes. Pour décrypter les grandes tendances de l’année écoulée, nous avons fait appel à plusieurs professionnels des médias. Ils viennent de la radio, de la presse, de la télé, ils sont journalistes, animateurs ou spécialistes des questions médias… Et parfois la radio n’est pas leur métier ! Mieux que le traditionnel « Best-of », ce rendez-vous aura pour but de vous faire découvrir des regards croisés autour des mêmes questions portant sur l’actualité de la radio. Pour ce premier volet, Coulissesmédias a fait appel à Pierre Courade. A presque 23 ans, il est le présentateur des flashs de la nuit depuis septembre sur Europe 1. Que retient-il de cette année ? Pour la première fois, cette « nouvelle voix » fait le bilan de santé de la radio pour 2009.
Coulissesmédias : Comment
s’est déroulée votre année
2009 à Europe 1 ?
Pierre Courade : C’est
quasiment la réalisation d’un
rêve puisque je sors de l’école
de journalisme et Europe 1 m’a
rappelé pour me proposer de
faire des flashs toute l’année
avec un poste qui n’existait pas
vraiment avant. Auparavant,
c’était une espèce de
rotation qui se mettait
en place. Europe 1 est
la radio que j’ai toujours
écoutée plus jeune
mais aussi la radio où
j’ai fait le plus de piges
avant d’occuper ce
poste la nuit.
Travailler maintenant
pour cette maison, c’est
l’aboutissement d’un rêve juste
après la fin de ma troisième
année à l’école de journalisme
de Tours.
Coulissesmédias : Et comment
jugez-vous l’année radio
2009 ?
Pierre Courade : C’est une
année qui a été marquée par la
baisse des radios musicales et
une certaines stabilisation des
généralistes. Mais Europe 1
progresse cette année et pour
la cinquième fois consécutive.
J’y vois surtout l’affirmation, la
confirmation du public à écouter
une radio non pas uniquement
pour des infos. France Info a eu
cette époque vers 2001 – 2002,
il y a eu ensuite la période
des musicales et je pense
que maintenant, les auditeurs
français veulent un peu plus
de contenus, plus de variété
dans les programmes des
radios. L’info garde une place
primordiale sur les généralistes
mais elle est complétée par
du divertissement, du sport,
de la musique. Ce qui marque
la vraie nouveauté pour les
généralistes en particulier. C’est
un retour à l’éclectisme. Les
radios thématiques n’attirent
plus vraiment les gens et je
crois que l’effet zapping y est
un peu pour quelque chose.
Les gens ne veulent pas
uniquement des infos ou
uniquement de la musique. Ils
veulent au contraire, passer de
l’un à l’autre en se divertissant
entre temps. Voilà la nouvelle
force des généralistes qui
symbolise la dynamique
actuelle d’Europe1.
Coulissesmédias : Cela dit,
dans sa globalité, l’écoute du
média est en recul, comment
expliquez-vous cette baisse ?
Pierre Courade : Ce sont des
sondages et ils relèvent des
variations de quelques dizièmes
de points qui ne constituent pas
un fait majeur. Si on regarde
sur le long terme, on observe
une certaine baisse de la radio
mais qui est tout à fait relative.
On voit cela pour la télévision
également…Internet a pris pas
mal de parts et je pense que
les sites des radios sur Internet
marchent de mieux en mieux.
Même si l’écoute en direct est
en baisse, je pense qu’elle est
largement compensée par les
écoutes sur Internet ou via les
podcasts.
Claire Fournier
"On gagnerait plus sur le terrain !"
Il est onze heures à Montreuil
dans un grand loft mis à
disposition des équipes
de l’émission « C’est notre
affaire » sur France 5.
Tout le monde est très
concentré suite a une
panne de courant qui a
retardé l’enregistrement de
l’émission. Pause déjeuner,
Claire Fournier, rayonnante
et de bonne humeur s’installe
dans le grand canapé avec
un plateau de sushis tout en
prenant le temps de répondre
à nos questions malgré le
temps qui presse.
Entretien d’une femme dont
vous n’avez pas fini d’entendre
parler !
Coulissesmédias : Pour ceux
qui ne te connaîtraient pas
encore, qui est Claire Fournier ?
Claire Fournier : Je suis une
tourangelle (Tours). Mon parcours
est assez atypique puisque je
n’ai pas fait de grande école de
journalisme. Je suis passée par
Sciences Po puis j’ai fait un Master
suivi d’un DESS de journalisme
bilingue à la Sorbonne… ça existe !
Sentant qu’on tordait un peu le
nez sur cette formation à Paris et
que la voie royale, c’était vraiment
les grandes écoles, je suis allée
vérifier de l’autre côté de la Manche
si on laissait plus de chance aux
gens quel que soit leur parcours.
J’avais raison car à Londres on est
plus axé sur la débrouille et si on
croit en toi, on te donne ta chance.
J’y ai donc posé mes valises en
1996 où j’ai pu faire quelques
stages à l’AFP, dans des magazines
un peu mode. Puis j’ai entendu
parler de Bloomberg TV, une
chaîne économique anglaise, qui
recrutait beaucoup d’européens
et notamment des français.
Pour être honnête, je ne connaissais
pas grand-chose à la finance mais
j’ai finalement été engagée et
rapidement mise à l’antenne. J’ai
donc appris la finance sur le tas !
Tout cela m’a valu d’être
envoyée par la chaîne comme
correspondante à New York. J’ai
ensuite été embauchée par la
chaîne concurrente CNBC qui
me fait revenir à Paris pour être
sa correspondante française.
Tout cela sur 5 ans. Puis je
contacte I-télé. Voyant qu’il n’y
avait pas beaucoup d’économie,
je leur suggérais de faire un J.T.
de l’économie. Ils ont été séduits
par mon idée et c’est comme
ça que j’ai présenté pendant 3
ans le J.T. de l’éco ainsi que
des éditions normales de J.T.
Au bout de 10 ans d’infos au total,
je me dis que je ferais bien autre
chose et je vois dans la presse
que Carole Gaessler quitte la
présentation de C’est notre affaire.
Je saute sur l’occasion et me
voilà arrivée sur France 5 !
Coulissesmédias: En rejoignant France 5, tu souhaitais être plus exposée ?
Claire Fournier : J’avais surtout
l’envie de faire autre chose.
En 10 ans d’infos,
j’avais
l’impression d’avoir la tête dans
le guidon toute la journée et je
pensais que ça ne me ferait pas de
mal de prendre un peu de recul ;
de faire des sujets plus longs
et de consacrer plus de
temps à des thématiques.
Je regardais déjà C’est notre
affaire avec beaucoup d’intérêt
dès le début car il n’y avait pas
beaucoup d’économie dans le
PAF. Il faut savoir qu’à la base,
C’est notre affaire traitait des su-
jets sur les coulisses de l’entre-
prise et je la trouvais vraiment
bien faite. Je me voyais bien
faire ce style d’émission. Ensui-
te celle-ci a évolué et je trouve
que la thématique correspond
à des préoccupations que l’on
n’avait peut-être pas il y a 6 ans.
Connaissez-vous Medias ? Cette revue trimestrielle, dont le nouveau numéro qui vient de paraître, préconise de « lire entre les lignes ». Avec l’hiver, Medias a développé son site Internet. Plusieurs rendez-vous font leur apparition au fil de la pagination dans le numéro 23. Coulissesmédias a contacté Robert Ménard, directeur de la rédaction du magazine. Plus connu auprès du grand public pour avoir été le secrétaire général de l’association Reporters Sans Frontières.
Coulissesmédias : Quelles sont les nouveautés visibles dans le nouveau numéro de Medias ?
Robert Ménard : On a souhaité une revue plus pertinente, plus incisive par rapport à l’exercice du métier de journaliste. Nous luttons contre le politiquement correct. Vous savez, cette suffisance que les journalistes ont trop souvent. Ils donnent des leçons sans écouter de conseils. L’interview de Renaud Camus dans le numéro qui vient de sortir en est le dernier exemple. Souvenez-vous de l’affaire Camus et de ce que certains journalistes ont pu dire. Pourtant c’est l’un des plus grands prosateurs français ! Nous consacrons notre une à la franc-maçonnerie dans la presse. Le poids de la franc-maçonnerie explique un certain nombre de choses dans les orientations de la presse. Notre dossier a voulu éclairer nos lecteurs sur ce thème.
Coulissesmédias : Pour ce dossier, ce sont Sophie Coignard du Point et François Koch de l’Express qui répondent à vos questions.
Robert Ménard : Ce sont les deux meilleurs. Sophie Coignard a parlé de la franc-maçonnerie dans les médias en 2003 pour l’hebdomadaire Le Point. François Koch avait eu des soucis à l’intérieur de l’Express. Il me paraissait nécessaire de leur donner la parole.
Coulissesmédias : Savez-vous s’ils ont eu des problèmes après la publication de ce dossier ?
Robert Ménard : Je ne sais pas mais je ne préfère pas le savoir…
Coulissesmédias : Le prix de Medias est passé de 4,90€ à 5,90€. Pourquoi cette augmentation ?
Robert Ménard : Je pense que l’on était en dessous du prix du marché. Le prix aurait dû être ajusté au moment de l’ajout des pages de l’Ina. Notre public peut le comprendre. La publicité a diminué chez nous comme ailleurs. Et nos moyens s’en ressentent.
Coulissesmédias : Et qu’en est-il des deux nouvelles pages intitulées « Tartufferies et compagnie » ?
Robert Ménard : Elles nous permettent de lutter contre la bien-pensance. Le ridicule de ces gens qui, par exemple, se régalent de taper sur Louis Nicollin, le Président du club de football de Montpellier. C’est un gars qui ne joue pas un rôle, il est nature.
Coulissesmédias : Vous enregistrez aussi deux arrivées ? Et à propos de votre site Internet ?
Robert Ménard : Oui, celles d’Alain Gauthier, illustruteur et Jean-Claude Guillebaud, une des plus belles plumes du métier de journaliste. Pour notre site Internet, nous avons désormais une web tv. Dans cette émission mensuelle, nous aborderons les thèmes du numéro en cours. Nous réfléchissons aussi à la création d’un rendez-vous radiophonique.
Coulissesmédias : En 2008, Marianne avait demandé à Jean-Claude Guillebaud si votre refus de continuer la critique des médias était à la base de votre désaccord chez Reporters Sans Frontières. Il avait répondu par l’affirmative. Vous vous êtes donc réconciliés ?
Robert Ménard : On a été très amis avant de se fâcher pendant quelques années. On a suffisamment de respect l’un pour l’autre. On est passé au-dessus de certaines divergences, elles n’existent plus d’ailleurs. J’ai toujours pensé que ce qu’il disait était d’une grande intelligence. J’espère qu’il pense la même chose pour moi. Il faudrait lui poser la question directement !
Coulissesmédias : Medias n’hésite pas à donner la parole à des personnalités peu en vue dans d’autres magazines mais qui ont des choses à dire. Je pense à Marc-Edouard Nabe dans le numéro précédent, Renaud Camus dans le numéro de cet hiver…
Robert Ménard : On a écrit des livres là-dessus avec Emmanuelle. C’est quelque chose qui nous tient à cœur. Les journalistes chassent en meute. C’est toujours quelqu’un qui en devient la cible. Dans le cas de Renaud Camus c’est incroyable ce que certains ont pu écrire sur lui. Les journalistes ne sont pourtant pas des idiots. Dans les éditions Mordicus, on donne la parole à des gens à qui on ne donne plus la parole. On va donner la parole à Dieudonné, imaginez Dieudonné dans d’autres médias ! La presse pratique des excommunications d’une injustice totale ! L’idéologie dominante donne l’impression que certains points de vue sont irrecevables. Nous, on veut faire parler tout le monde.
Coulissesmédias : Vous êtes marié à la rédactrice en chef de Medias, Emmanuelle Duverger. Dans un quotidien ou tout autre magazine d’information, cela poserait forcément problème. Comment cela est-il perçu au sein de votre magazine et en dehors ? Avez-vous été la cible de certaines personnes ?
Robert Ménard : Non, car je le dis quand on me pose la question. Je vous rappelle que je suis bénévole à Medias. Je ne touche pas un centime. Ma femme y est salariée. Moi je donne un coup de main. Medias avait été créé par Reporters Sans Frontières quand j’en étais le secrétaire général.
Coulissesmédias : Revenons sur la semaine médiatique qui s’est écoulée. Que pensez-vous de la hiérarchie dans le traitement de l’information ? La neige qui fait l’ouverture des journaux, l’affaire de Johnny Hallyday ?
Robert Ménard : Cette hiérarchie n’est pas imposée aux journalistes. On l’accepte tous, on la fait nôtre. Lorsque je travaillais à Radio France, on était tous d’accord sur la hiérarchie. Dans la plupart des situations, il n’y a pas de gens qui tirent les ficelles pour éviter que des sujets soient traités. Les journalistes pensent à peu près tous la même chose et sont d’accord sur le traitement de l’information. Les pressions sur les médias existent mais restent marginales. Le problème n’est pas là. Regardez l’affaire Jean Sarkozy, les médias n’ont pas été tendres avec son fils.
Coulissesmédias : La presse française a vu ses ventes baisser de 7% en 2009. Sur le site Internet de Medias, vous évoquez un début de réponse en pointant du doigt : la fascination de trop de journalistes pour les « marivaudages de la cour républicaine » et le peu d’intérêt pour les pauvres et les perdants. Concrètement, qu’est-ce que le lectorat attend de la presse ?
Robert Ménard : Je n’en sais rien. La seule chose dont je suis persuadé, c’est que ça ne peut pas durer comme ça. Il faut inventer des solutions, une autre presse. Internet a amené de nouvelles idées. La presse écrite ne mourra pas avec l’arrivée du web. Si elle veut continuer à garder un impact important et gagner de l’argent, elle doit changer de comportement. A l’échelle de Medias, on essaie de participer à cette transformation.
Coulissesmédias : Internet ne va donc pas ramener le journalisme à ses fondements selon vous ?
Robert Ménard : Internet c’est un moyen de conforter son point de vue et pas de confronter son point de vue. C’est quelque chose de problématique.
Coulissesmédias : Pourquoi le journalisme a-t-il changé ? Quand a-t-il changé ?
Robert Ménard : Le journalisme a changé avec les journalistes. Les journalistes se ressemblent trop. Regardez la facilité qu’ils ont de passer d’un média à l’autre. Il y a un conformisme, les milieux sociaux sont les mêmes, les formations sont les mêmes. Dans les écoles, on insiste aujourd’hui plus sur les techniques journalistiques qui ne sont pas non plus insurmontables. Il manque l’esprit de curiosité, d’interrogation sur tout. Je suis surpris que la presse s’intéresse aussi peu aux gens les plus faibles, les laissés pour compte. Tout cela a produit une presse qui est coupée des gens. 62% des gens ne croient pas les journalistes selon le dernier sondage de La Croix. Je crois que c’est trop sévère, mais peu importe ce chiffre est ahurissant. Ils pensent cela car ils imaginent que l’on fait partie des élites, que l’on est comme les puissants. La concurrence ne produit pas de choses différentes. J’ai le sentiment que ça produit une presse qui se marque à la culotte. Ils font exactement la même chose. Ca s’est fait sur les vingt dernières années. Les écoles de journalisme y sont pour beaucoup. L’accent mis sur les compétences techniques par rapport à la curiosité intellectuelle y est pour beaucoup.
Coulissesmédias : RSF a publié le classement 2009 de la liberté de la presse, la France est 43e, bien loin derrière certains voisins européens (Allemagne 18e, Royaume-Uni 20e). Pourquoi une telle place ?
Robert Ménard : Pour des raisons de législation obsolète de la presse et une mauvaise protection des sources journalistiques. On a aussi un chef de l’Etat qui est interventionniste. Le problème du capital des médias existe en France. Regardez le nombre de grands groupes de presse qui font en réalité des affaires dans d’autres domaines. Ils vivent de commandes de l’Etat. Même si ça ne pèse pas tous les jours sur la presse, les lecteurs ne sont pas dupes. Ca fait des ravages en terme d’image. Le tout donne cette mauvaise place de la France dans ce classement.
Entretien réalisé par Clément Imbert.
Stéphane BERN :
"Philippe Bouvard me considère comme l'un de ses fils spirituels"
A quelques jours d'une émission spéciale consacrée aux 50 ans de carrière de Philippe Bouvard et avant d'apparaître chaque après-midi sur France 2 à la tête d'un nouveau magazine, Stéphane BERN nous dévoile son actualité. Il revient aussi sur "Les Fous du Roi" qu'il anime depuis 10 ans sur France Inter. Interview vérité...
Interview : Romain AMBRO et Mickaël ROIX. Photos : Christophe Abramowitz / Radio france
Ophelie Winter
"Je ne veux plus courir pour faire de la musique"
Après le succès de « No Soucy ! » en 1996, de
« Privacy » en 1998 et d’« Explicit Lyrics » en
2002, Ophélie Winter est de retour avec son
excellent quatrième album « Résurrection ».
Portée par le premier single « Affection », Ophélie
croule sous les propositions et les projets. A
Coulissesmédias, nous l’adorons et nous avons eu
la chance de la rencontrer pour qu’elle nous parle
de toute son actualité. Nouveau single, tournée,
télévision, comédie… Ophélie nous dit tout !
Coulissesmédias : Ophélie, ton
dernier album « Résurrection » est
disponible depuis quelques mois
et vu que tu l’as produit toi-même,
je voulais savoir comment ça se
passait ? A combien d’exemplaires
s’est-il vendu et es-tu satisfaite ?
Ophélie Winter : Pour être très
honnête, je ne
m’attarde pas sur
les ventes, je suis
satisfaite de mon
travail et du retour
avec le public, je
rentre dans mes
frais et le reste ce
n’est que du bonus.
N’ayant pas produit
cet album à des
fins lucratives mais
plutôt pour mon
plaisir et pour le
plaisir des gens qui
m’aiment, je suis
sincèrement très
heureuse de son
évolution et ravie des
commentaires des
fans qui m’écrivent
même que
« Résurrection »
est mon meilleur
album !!!! C’est le plus beau
compliment que l’on puisse me
faire, alors, oui, tout va bien !
Coulissesmédias : Le premier single
« Affection » a été très apprécié et
les critiques ont été très bonnes,
quel sera le prochain extrait ?
Ophélie Winter : J’ai longuement
réfléchi et fait beaucoup de
versions différentes de chacun
de mes morceaux potentiellement
«singles» et après maintes
versions, il semblerait que
« Sunshine » reste en tête des
choix « radio », donc je pense
que nous allons aller sur celui là,
même si moi j’aurais préféré un
« Sweat shop » plus corsé et plus
électro mais on ne peut pas lutter
avec le choix des radios, c’est la
loi du buizness !!!! (cf. Back in
Buizness – Piste 10 de l’album).
Coulissesmédias :La version
française de « Résurrection » sera
finalement commercialisée ou pas ?
Ophélie Winter : Non, je ne pense
pas commercialiser la version de
« Résurrection » en français dans
sa totalité mais uniquement les
versions françaises des singles
en promo pour le moment car il
y a certains morceaux qui pour
moi souffrent réellement de
la traduction. Je préfère donc
recommencer un nouvel album
exclusivement en français et
prendre le temps de le réaliser
pour une sortie physique classique
en 2010… Je ne veux plus courir
pour faire de la musique, les
choses bien prennent du temps
à faire, c’est pourquoi je prends
mon temps, en attendant je fais
un tas de choses parallèlement
qui accompagneront la sortie des
singles à venir, surprise, surprise !!!
Avant de présider la prochain élection de
Miss France, Arielle Dombasle a été choisie
pour interpréter l’hymne du « Women’s forum
2009 » qui a eu lieu à Deauville entre le 15
et le 17 octobre dernier. Auteur, compositeur
et interprète pour la première fois, elle nous
a reçus dans un très bel hôtel parisien lors
d’une journée marathon de promotion pour
nous parler de cette expérience et de ses
futurs concerts.
Coulissesmédias : Comment
vous-êtes vous retrouvée sur
le « Women’s forum 2009 » ?
Arielle Dombasle : On m’a demandé
de chanter
pour cet événement
donc j’ai
créé une hymne
pour ce rassemblement
de femmes
qui est le plus
grand du monde.
Coulissesmédias : Pourquoi
avoir accepté cette
proposition ?
Arielle Dombasle :
Parce que cela
me semblait absolument
incroyable
et tellement
insolite de chanter
devant 2000
femmes. Et c’est
pour cette raison
que j’ai décidé
d’écrire « Women,
just a woman ».
Coulissesmédias : Justement,
c’est la première
fois que vous
êtes auteur,
compositeur et
interprète d’un titre, comment
est née cette chanson et de
quoi vous êtes vous inspirée ?
Arielle Dombasle : Je me suis inspirée
d’une musique religieuse,
du « L’Audate dominum » de Mozart
car c’était une ode, quelque
chose d’amoureux et cela me
semblait convenir pour l’occasion.
Roberto Ciurleo (Goom Radio) :
"Pour moi, Europe 1 est la grille idéale"
Depuis plusieurs mois à la tête de Goom Radio, Roberto Ciurleo ne crache pas dans la soupe : son aventure au sein de NRJ reste "une belle histoire". A l'occasion du lancement de I-Télé la radio ( un concept inédit pour se tenir informé et créer sa propre playlist d'émissions et musiques), Roberto analyse pour coulissesmedias.com le succès de Goom Radio. Il commente aussi les résultats publiés par Médiamétrie pour septembre-octobre 2009.
Roberto Ciurleo et Emmanuel Jayr (DG de Goom Radio)
Le rendez-vous était donné à Sébastien Folin dans le 15ème arrondissement de Paris dans une brasserie à deux pas de chez lui. Pas rasé et en tee-shirt, il arrive un peu en retard et j’entame la discussion en le saluant en créole autour d’un Perrier dans l’agitation du rush de midi…
Coulissesmédias : Parlons un peu
de toi : Année 70, tu es né à Madagascar
dans la ville de Tananarive,
que te reste-t’il de cette période ?
Sébastien Folin : Pas grand-chose,
J’ai quitté Madagascar à 6 ans
dans des circonstances un peu
difficiles puisque le climat politique
était assez instable là-bas et
donc, du coup, on a été rapatrié en
France avec ma mère mais quand
on est gamin on a plutôt des bons
souvenirs de sa petite enfance et
quand ça se passe mal, on a plutôt
tendance à oublier. J’en garde surtout
quelques souvenirs tendres de
vacances à la mer avec mes cousins,
quelques souvenirs intéressants
mais il y a eu quand même
pas mal de choses assez dures et
violentes qui se sont passées làbas
donc, j’ai surtout fermé la porte.
Coulissesmédias : A 6 ans tu
quittes l’île avec ta maman,
direction Saint Denis sur
une autre île à la Réunion…
Sébastien Folin : D’abord je viens
ici en métropole où j’ai passé 4
ans quand j’étais môme puisqu’on
a été rapatrié de Madagascar
avec ma mère. On a d’abord habité
Sarcelles puis au bout de 4
mois on a pas mal bougé : Angoulême,
Orléans… et au bout
de 4 ans en métropole, nous
sommes arrivés à la Réunion.
Coulissesmédias : Tu
commences la radio à 15
ans, à la radio du diocèse…
Sébastien Folin : Oui en 85 ! C’était
l’époque des radios libres, et ce
mot « libre » est important. En
1982, avec la libération des ondes
par Mitterrand, il y avait énormément
de petites radios associatives
qui étaient nées ou qui vivaient
de la publicité. C’était l’époque où
SKYROCK et NRJ en métropole
cartonnaient, on recevait les cassettes
et c’était juste exceptionnel.
FUN n’existait pas encore, SKYROCK
« La voix du lézard » était
naissante, et moi je commençais
en 85 sur une radio associative où
il y avait à peu
près une centaine
d’émissions
différentes.
C’était
des gens
lambdas dont
ce n’était pas
le métier qui
venaient faire
de la radio :
des quarantenaires
qui
venaient faire
une émission
de jazz,
des jeunes comme moi, collégiens
ou lycéens qui venaient
diffuser des tubes du TOP 50
de l’époque, il y avait des émissions
religieuses, des émissions
oecuméniques, de services…
Des grands fourres tout et moi,
j’avais ma petite heure d’émission.
Philippe Chaffanjon : "Quelque chose a changé cette année sur FRANCE INFO"
Le directeur général s'explique sur les nouveautés de la station.
Coulissesmédias : Quel premier
bilan tirez-vous de votre grille de
rentrée ?
Philippe Chaffanjon : Déjà, je
peux dire que cela fonctionne
plutôt bien avec la nécessité de
faire chaque jour des petits
ajustements parce que c’est une
antenne compliquée. Elle est
dense, elle est riche et il faut faire
des réglages tous les jours. Il
s’agit de réglages de mécanique
d’antenne, du positionnement des
présentateurs… Tout ce qu’on fait
habituellement tout au long de
l’année sur France Info sauf
qu’actuellement, il faut le faire un
peu plus quotidiennement parce
que c’était la rentrée et parce
qu’on a beaucoup changé les
choses. Nous sommes donc
encore dans les réglages mais
chaque jour, c’est un peu mieux
que la veille et je trouve que ça se
passe plutôt bien. Nous sommes
même surpris par l’ampleur des
changements que nous avons
introduits et par la réaction que
l’on en a. Les gens se rendent
vraiment compte qu’on a changé
quelque chose cette année.
Coulissesmédias : Expliqueznous
comment les sessions
d’infos ont été revisitées ?
Philippe Chaffanjon : L’idée de
base, c’est que l’actualité qui dicte
la grille et non plus l’inverse. Cela
faisait 22 ans qu’il y avait une
grille stricte dans laquelle on
devait rentrer l’actu tous les jours
en fonction d’un cadre très défini
et qu’on ne changeait pas ou peu.
Par exemple lors d’éditions
spéciales provoquées par un fait
d’actualité. Là, on a décidé qu’à
tout moment, on pouvait avoir des
pages blanches et s’adapter à
l’actualité pour faire vivre
l’antenne, avec des présentateurs
identifiés. C’est le principal
changement de la rentrée que l’on
essaie de mener à bien tous les
jours.
Le Top 50, le classement officiel des meilleures ventes de disques en France fête ses 25 ans. Relancé il y a peu par Europe 1, la radio qui l'avait créé, toujours programmé sur MCM et actuellement présent dans les bacs avec une nouvelle compil, le TOP fait l'actualité. Et, sur France 2, le TOP 50 fait sa fête. Marc Toesca, l'animateur emblématique du classement a accepté sans aucune nostalgie, de revisiter les années TOP 50 avec de nombreux invités. Pour les 25 ans du TOP, Marc Toesca est également notre invité.
Marc Toesca entouré des artistes du TOP 50 lors du cinquième anniversaire de l'émission.
Interview réalisée par Romain AMBRO, avec Mickaël ROIX.
Photos : D.R./CANAL+.
FRANCE BLEU fête la chanson française... sur scène !
Ce vendredi 26 octobre, pour sa 15ème édition, les Talents FRANCE BLEU font escale au Phare de Chambéry Métropole à partir de 20h30. Un concert exceptionnel réunissant des artistes français prestigieux. Nicolas Varenne (photo ci-dessous), délégué à la musique pour France Bleu, lève le voile sur cette soirée magique... "
C'est la rentrée des classes pour Bataille et Fontaine !
Le Studec TV ouvre ses portes le 26 octobre 2009 à Issy Les Moulineaux (92). Une centaine d'étudiants est attendue pour se former aux différents métiers de la télévision : technique, son, production, présentation... A quelques jours du lancement, Pascal Bataille, l'un des directeurs d'étude, nous livre quelques secrets...
Interview réalisée par Romain AMBRO avec Mickaël ROIX. Voix : Romain AMBRO. Photos de Pascal et Laurent : JIMMY/Eric Vernazobres.
Le calendrier 2010 "Tous pour un..." au profit du Secours Populaire Français
16 personnalités ont répondu à l’appel d’Arnaud Gidoin. Avec humour et générosité, ils font tomber le bas pour la bonne cause : faire partir des enfants en vacances...
Propos recueillis par Romain AMBRO.
copyright Damien Grenon et Oh! éditions
Philippe Vandel est un homme
multi-médias. Depuis ses débuts
au journal ACTUEL, il a multiplié
ses expériences dans la presse,
à la télé et à la radio.
Cette saison, alors qu’il reprend
du service avec « Pif-Paf » sur
PARIS PREMIERE, il propose
un rendez-vous quotidien sur
FRANCE INFO où les
personnalités de tous horizons
prennent plaisir à se raconter.
Pour Coulissesmédias,
l’intervieweur a accepté d’être
interviewé et de nous raconter
les secrets de ce nouveau
rendez-vous radio.
Coulissesmédias : Comment définis-tu
ce rendez-vous auprès de ceux qui nous
lisent et qui ne connaissent peut-être pas
encore ?
Philippe Vandel : Tout et son contraire.
C’est ce qui m’intéresse dans la vie en fait.
Je suis quelqu’un qui est passionné de
Formule 1 mais mon écrivain préféré c’est
Nathalie Sarraute. J’ai été rédacteur en
chef de ce qui se fait de plus intello en
matière de télé, c’est « arrêt sur images » et
j’ai aussi présenté « le journal du hard ». La
grande Histoire m’intéresse, la petite histoire
m’intéresse… C’est pluridisciplinaire dans
le choix des invités et une fois qu’ils sont
devant moi, c’est dans tous les sens. Avec
beaucoup de travail. Je dois travailler trois
heures pour chaque interview.
Coulissesmédias : C’est une idée qui
germait depuis un petit moment ?
Philippe Vandel : Parler aux gens, ça a
toujours été mon truc. Rien ne m’intéresse
plus que parler aux gens. Je n’aime pas
tellement les dîners de groupe, j’adore les
déjeuners parce qu’on ne parle qu’à une
personne. J’ai été journaliste à Actuel, j’ai
ma carte de presse depuis 1985. J’étais à
Actuel depuis 1984 qui était le journal de feu
Jean-François Bizot qui a lancé RADIO
NOVA et déjà, à l’époque, je faisais de
grandes interviews. Ensuite, j’ai enchaîné
sur autre chose. Et là, FRANCE INFO est
venue me chercher et je me rappelle très
bien quand on m’a proposé, j’ai dit « oui,
c’est exactement mon truc ! ». De toute
façon, jamais, je n’aurais eu l’idée que
FRANCE INFO casse sa grille pour faire
autant de talk.
Coulissesmédias : Pourquoi pas sur
FRANCE INTER justement, sachant que
tu as grandi avec cette station ?
Philippe Vandel : J’ai surtout beaucoup
plus écouté FRANCE INFO. Mes parents
écoutaient FRANCE INTER. Quand il y
avait une radio, c’était INTER chez nous. Je
n’écoutais pas la radio quand j’étais chez
mes parents.
Coulissesmédias : L’idée ne pouvait donc
pas arriver sur INTER ?
Philippe Vandel : Ce n’est pas « mon » idée.
J’étais extrêmement flatté et honoré que ce
soit à moi qu’on la propose sur FRANCE
INFO.
« Parler aux gens,
ça a toujours été mon truc »
Propos recueillis par Mickaël ROIX. Photos : France info
Pour les auditeurs d’EUROPE 1, Aline Afanoukoé est une nouvelle voix. Pourtant, l’animatrice compte déjà dix ans de radio passés sur les ondes de
NOVA. Depuis la rentrée, elle est
devenue la voix du TOP
(« Top 50 » le samedi et
« Top d’Aline » le dimanche).
Le classement fait à son grand
retour sur l’antenne d’EUROPE 1
après avoir fêté ses 25 ans.
Avec sa voix inimitable et sa
bonne humeur permanente,
Aline secoue les hits et déniche
les nouveaux talents pour nous
les faire découvrir chaque
week-end. Rencontre avec une
animatrice qui n’a pas fini de
nous surprendre…
Coulissesmédias : Quel souvenir
gardez-vous de vos vacances passées
cet été, rue François 1er avec Dave ?
Aline Afanoukoé : Très bien, on a beaucoup
ri. Avec Dave, c’était très étonnant parce que
je ne le connaissais pas. Je connaissais ses
chansons par le biais de mes parents mais
je ne le connaissais pas personnellement.
Et quand on m’a dit que j’allais faire
l’émission avec lui, je me suis demandé
comment ça allait se passer. Et en fait, il est
super naturel, simple et très drôle. Il parle
très vite et on s’est vraiment bien
amusé. D’ailleurs, on est toujours
en contact. On s’appelle, on s’envoie des
SMS et on doit manger ensemble sous peu.
Coulissesmédias : Vous attendiez
beaucoup de ce duo à l’antenne ?
Aline Afanoukoé : J’espérais juste que
cela se passe bien. Je souhaite avant tout
m’amuser. Le reste en découle tout
naturellement. Donc, avec Dave, c’était le
même principe. Ça a très bien fonctionné
dès le départ. On a tout de suite trouvé
nos marques. Au niveau de nos voix, il y
avait comme un décalage qui, selon les
retours que nous avons pu avoir, était assez
agréable à entendre.
Coulissesmédias : Pourquoi n’est-il plus à
vos côtés depuis septembre ?
Aline Afanoukoé : C’était prévu comme
ça. Cet été, c’était une récréation pour fêter
les 25 ans du TOP 50. C’était ponctuel. Et, il
était prévu que dès la rentrée, je reprenne
l’émission toute seule pour une saison
complète.
Coulissesmédias : Est-ce qu’il y a eu une
appréhension en acceptant l’idée de
« dépoussiérer les 25 ans du TOP 50 » ?
Aline Afanoukoé : Oui parce qu’au
départ, je me suis demandée si on voulait
que je fasse du TOP 50 avec la sélection
de l’époque. Mais, on m’a prévenu que
c’était dans le but de proposer une nouvelle
formule en s’adressant à une nouvelle
génération et donc en proposant quelque
chose de complètement différent. J’ai bien
évidemment étudié la question. C’était
un challenge, un nouvel exercice. Je
découvre des artistes, des façons de faire de la
musique. J’ai suivi un conseil, celui d’Yvan
Le Bolloch’ qui m’a dit « quand tu animes le
TOP 50, il faut prendre encore plus de
recul sur la musique que tu aimes et que tu
écoutes ». Je suis là pour donner un état
de ce que les gens écoutent aujourd’hui. Je
fais un compte rendu de ce que les français
consomment. Et ce conseil, à partir du
moment où tu arrives à le suivre, tu
commences à t’amuser. Et puis, j’ai aussi
accepté l’idée parce qu’on m’a proposé de
présenter le TOP 50 mais également mon
TOP chaque dimanche où je mets en avant
des artistes qui ne sont pas encore dans le
classement et qui je l’espère, le seront un
jour. C’est l’équilibre idéal !
« Le TOP 50, c’est un sacré challenge
que j’ai envie de relever ! »
Propos recueillis par Mickaël ROIX. Photos : Europe 1/Storybox
Après « Michael Jackson de A à Z » et « Enquête sur une légende », Stéphane Boudsocq, journaliste à RTL, consacre un troisième livre au roi de la pop. L’occasion de revenir assez longuement sur sa vie, sa gloire, ses scandales, ses doutes avant sa tragique disparition qui a consterné toute la planète le 25 juin dernier. Stéphane Boudsocq a accepté de répondre à nos questions pour évoquer le mythe MJ…
Coulissesmédias : Vous publiez un troisième livre "Michael Jackson, la face cachée d'une légende" (City Editions) . Dans celui-ci, vous revenez sur la vie, sur les rebondissements et le destin unique de cette star planétaire. Comment abordez-vous tout cela ?
« L’idée de donner une sorte de suite au livre de 2003 m’est venue en 2005 au moment où je suis allé couvrir pour RTL le procès de Michael Jackson à Santa-Maria en Californie. Et quand j’ai vu un peu, d’une part, le déchainement médiatique, le déchainement populaire et l’impact qu’avait ce procès qui a duré 6 mois et qui a été à la une des journaux quasiment chaque jour, je me suis dit qu’il y avait un destin incroyable à raconter. Je voulais évidemment attendre l’issue du procès et l’acquittement de Michael Jackson m’a encore conforté dans l’idée qu’il y avait une histoire à raconter jusqu’au bout. Le terme de l’aventure, je l’attendais plutôt heureux c'est-à-dire que j’étais persuadé comme quasiment tout le monde du retour sur scène de Jackson. Evidemment, ce destin tragique d’il y a quelques semaines maintenant a mis un point final à l’aventure. Mais, de toute façon, même avec cette mort tragique, il y a un destin totalement hallucinant à raconter, une véritable épopée, une vraie Histoire à raconter.
Coulissesmédias : Est-ce qu'au fond, vous n’avez pas l’impression que tout a déjà été dit et qu'il ne serait donc pas facile d'avoir d’autres vérités sur Michael Jackson, personnalité assez énigmatique....
« Là où je vous rejoins, c’est que l’on a dit beaucoup de choses. On a dit trop de choses. Et un peu n’importe quoi ces derniers temps où l’on voit sortir un peu tout et n’importe quoi. Il y a à la base une histoire à raconter, une espèce de mythologie américaine musicale à raconter et je ne suis pas sûr que tout a été dit. Je pense notamment au procès. Il y a des choses qui ont été révélées et d’autres qui n’ont pas été justement et qui éclairent un peu mieux le personnage. Pendant quelques années de sa vie, j’ai eu la curiosité de le suivre très régulièrement par Internet, par des coupures de presse et par tout ce qui pouvait ressortir des 4 coins du monde parce qu’il s’est beaucoup baladé. Donc, il y avait une fin de parcours à raconter, ce qui n’a pas été beaucoup fait.
Là où je vous rejoins encore une fois, c’est qu’en effet sur les premières années de sa vie et jusqu’aux années 2000, il a connu un tel succès, il était tellement reconnu et acclamé qu’on a l’impression de tout connaître mais il n’est pas inintéressant de décrypter ce qu’il a fait et Il y a des choses qui en disent encore un peu plus aujourd’hui sur le personnage.
Coulissesmédias : Que retenez-vous de cette icône de la pop ?
« Je retiens une ambivalence. D’un côté, il y avait un artiste incroyable. C’est d’ailleurs assez amusant voire triste de voir maintenant les gens l’encenser. On a l’impression que d’un coup, tout ce qui faisait le personnage de Jackson a été gommé pour en faire une espèce d’icône.
Même les médias américains qui ont été redoutables par un passé avec lui se mettent à l’encenser. Il y a ce mythe de la musique, cet immense artiste, ce showman complet et d’un autre côté, ce qui m’a toujours intéressé et ce que j’ai toujours assumé si je puis dire, c’est l’idée de me dire que le personnage me plaisait d’une part moins que l’artiste mais m’intéressait tout autant. Il y a un côté un peu plus sombre dans la carrière de Jackson qui est extrêmement intéressant à creuser et à raconter. »
« Plus personne ne vendra 100 millions d’exemplaires d’un même album. C’est terminé. Mais il y aura peut-être des gens qui réussiront à aller chatouiller le mythe »
Lorsque Mike animait les week-ends d’NRJ, Robin était l’un de ses auditeurs. Aujourd’hui, les deux hommes se partagent les soirées d’une même radio : RTL 2. Ils sont réunis pour la première fois pour parler du média radio. Interview.
Coulissesmédias : Si je vous dis radio…
Mike : A l’age de 7 ans, mon oncle était directeur du Planétarium du Palais de la Découverte et il m’a construit un ampli avec un micro. Et j’ai commencé comme ça, dès l’âge de 7 ans. Dans un premier temps, j’étais plus fasciné par la télé que la radio. Et, habitant dans le Sud-Ouest, j’ai écouté ce que mon père écoutait, à savoir RMC à l’époque où il y avait Jean Pierre Foucault et Léon le matin. Ensuite, il y a eu cette envie de partager. Déjà à l’époquen, je trouvais que la radio était beaucoup plus magique que la télé. Dès qu’on doit se montrer devant une caméra, il y a beaucoup de naturel qui s’en va.
Coulissesmédias : A qui avez-vous dit « merci » lorsque vous avez débuté dans ce métier ?
Mike : Indiscutablement à Max Guazzini ! Il m’a donné la chance de ma vie. Faire ce métier, c’était mon rêve le plus fou. Après ma formation dans une école de radio à EBS, une école de radio qui n’existe plus et qui était dirigée à l’époque par Jean-Philippe Allain, ancien animateur d’Europe 1, j’ai été convoqué par Max Guazzini à NRJ. Très rapidement, j’ai été embauché et ça a duré presque 14 ans. Max Guazzini est vraiment mon père dans ce métier !
Je continue à le voir régulièrement parce qu’on reste sa petite famille.
Par contre, pour mes parents, ça a été un peu plus difficile à cause de l’orientation pour faire ce métier. J’ai débuté en faisant un peu d’électronique. J’ai commencé par fabriquer une radio avec l’espoir qu’un jour on allait pouvoir m’entendre dedans (rires). Et puis, miracle ! Un jour, un ami me fait découvrir un article sur cette école privée qu’était EBS. Dès cet instant, ils m’ont toujours encouragé. J’ai eu beaucoup de matériel pour m’amuser à la maison. J’avais même créé ma petite radio…
Robin : Il y a plusieurs mercis en ce qui me concerne. D’abord aux premiers directeurs d’antenne que j’ai eus sur VITAMINE. En fait, j’ai débuté en créant une radio dans mon lycée. Je recopiais ce que j’entendais sur les radios nationales sans vraiment savoir faire ce métier. Et quand j’ai commencé sur VITAMINE, je ne savais vraiment pas faire de radio. Donc, il y a des gens qui m’ont réellement appris ce métier d’animateur. Je pense à Eric Tonnerre, Cyril Monnier, Bruno Witek qui m’a donné ma chance chez Start où je suis resté sept ans par la suite. Grâce à Bruno Witek, je suis entré dans une autre sphère. Il m’a fait confiance et il fallait oser parce que quand je réécoute la démo que j’avais envoyée, je me demande pourquoi il m’avait embauché à l’époque sur VIBRATION.
Quant à mes parents, ça a été beaucoup moins facile que pour Mike. Ça a été difficile de les convaincre. Ça a été tendu avec toute ma famille pendant un bon moment quand j’ai pris la décision de faire ce métier. Et c’est ma mère qui a été la première à me soutenir en me disant « je te fais confiance, j’espère ne pas me tromper ».
Coulissesmédias : Mike, il y a eu la période NRJ qui a duré 13 ans, vous ne gardez que des bons souvenirs ?
Mike : Je suis rentré à NRJ en 1986. J’ai quitté la station en 1999. J’avais plusieurs missions puisque je faisais aussi toutes les voix pour les bandes-annonces avec Smicky. Et on m’a confié principalement les émissions spécialisées du week-end. Max m’a confié le rendez-vous dance de la station. J’ai enchaîné avec le Hit chaque week-end.
Robin : « On fait quand même le métier le plus cool de la planète ! »
Propos recueillis par Mickaël ROIX. Photos : Coulissesmédias – Elias SFAXI.
BP ZOOM : « Le groupe qui réveille le rock français ! »
Ils s’appellent Jules, Raphaël, Ludo et Lionel .Ce sont les 4 membres du groupe BP ZOOM, jeune espoir du rock français. Ensemble, ils ont déjà assuré les premières parties d’artistes prestigieux comme Kyo, Sum 41, Keane, Trust, Astonvilla, The Stranglers, La Grande Sophie ou encore Olivia Ruiz… Ils sont actuellement sur scène pour présenter les morceaux de leurs deux premiers albums « la clef » et « Tout casse »… BP ZOOM est l’invité de coulissesmédias.
Coulissesmédias : Pour celles et ceux qui ne vous connaissent pas encore, qui est BP ZOOM ?
Le nom BP ZOOM remonte à nos débuts, il y a huit ans. Cette appellation est née un peu par hasard : on répétait dans un garage et dans le fond de celui-ci, il y avait deux mobylettes et sur le bouchon d’essence, il était mentionné BP ZOOM. Je sais que c’est un peu facile mais pourquoi chercher à faire compliqué ?
Coulissesmédias : Quand on regarde un peu votre parcours, on se rend compte que vous avez débuté avec trois ans de concerts dans la région Lilloise et ensuite, tout est allé super vite…
On a commencé en 2002 et effectivement, de 2002 à 2005, on a fait des concerts dans des bars chaque week-end. Et en 2005, on a assuré la première partie de Kyo, ce qui a très vite déclenché un signal assez fort puisqu’en 2006, on a signé un contrat qui a débouché sur un premier album. A partir de 2006 jusqu’à aujourd’hui, on peut dire que les années ont été bien remplies.
Coulissesmédias : Toutes les portes se sont très vite ouvertes à vous. Est-ce que vous avez connu quelques moments de galère ?
Il y en a toujours… Mais de 2006 à 2008, on est arrivé dans une bonne période avec des maisons de disques qui signaient beaucoup et en plus, il y avait beaucoup de concerts. C’était vraiment une grosse période en notre faveur. Mais, cette année, on a sorti notre album en pleine période de crise du disque. Cette période semble derrière nous puisque l’album commence à bien fonctionner.
« On raconte des histoires que l’on vit ou que l’on observe»
Emmanuel Rials : « OUI FM deviendra une radio nationale »
Après plusieurs mois de déclin, OUI FM renoue avec le succès dans le monde mouvant des radios musicales. Nouvelles voix, nouvelles émissions, des partenaires prestigieux et un vrai retour aux fondamentaux pour la radio rock parisienne (102.3 FM)… Derrière ce réveil spectaculaire, se cachent deux hommes : Arthur qui a racheté la station en décembre 2008 et Emmanuel Rials, le directeur général. Ce dernier est l’invité de coulissesmédias.
Coulissesmédias : Quelques mois après votre arrivée, comment se porte OUI FM ?
Emmanuel Rials : Au moment où la presse a annoncé que OUI FM venait d’être rachetée par Arthur, il avait déclaré que OUI FM était une belle endormie. C’est une jolie phrase et pour répondre à votre question, je dois dire que la belle endormie s’est réveillée. On a eu un premier sondage sur la période janvier/mars 2009 qui s’est vraiment très bien passé. On a pu installer différentes nouveautés dans les programmes et toutes se sont transformées en succès. On est très content.
Coulissesmédias : Quand Arthur dit que « c’était une belle endormie », cela veut dire que le format de la radio avait fait son temps, qu’il était usé ?
Emmanuel Rials : « Belle endormie » signifie que c’est une très belle marque, une très belle radio qui a tout de même 22 ans, c’est une dame mais qui ne se réveillait plus correctement depuis quelques années. Pour entrer un peu dans les détails, il y a trois ans, à l’époque où OUI FM appartenait au groupe de Richard Branson, il souhaitait que OUI FM se transforme en VIRGIN RADIO et toute l’équipe a travaillé pendant un an avec une seule idée en tête « comment va-t’on installer VIRGIN ? » Et au bout d’un an, on leur explique que le nom est attribué pour quelqu’un d’autre. ça a du être un moment difficile à vivre et ils ont certainement eu moins l’envie d’avancer.
Coulissesmédias : Quels étaient les points faibles de cette radio quand vous êtes arrivé aux commandes ?
Emmanuel Rials : OUI avait une grille assez riche mais qui finalement, avait une visibilité très faible. Les auditeurs n’arrivaient plus à retrouver ce qu’ils avaient adoré pendant des années sur OUI FM c’est à dire quelque chose qui ressemble à Kad et O et tout ce qui a pu illustrer la radio.
Il ne restait plus qu’une musique plus large.
« Les auditeurs n’arrivaient plus à retrouver ce qu’ils avaient adoré pendant des années sur OUI FM»
Philippe Bouvard : « J’ai compris au bout de cinq ans que ce serait peut-être un jour le jackpot de la radio »
Depuis 33 ans, « Les Grosses Têtes » font le succès des après-midis de RTL. Une longévité rare pour une émission de radio. « Une formidable aventure » comme le souligne l’animateur Philippe Bouvard. Il est notre invité.
Coulissesmédias : Depuis peu, vous avez débuté la 33ème saison des « Grosses Têtes » sur RTL. Pour vous, est-ce un nouveau commencement ?
Chaque année est un recommencement. En septembre, je mets un point d’honneur pour que l’émission soit relookée et qu’il y ait de nouvelles rubriques etc… On peut dire qu’à chaque anniversaire, c’est effectivement le même phénomène. On se dit qu’on a fait un bon bout de chemin mais il ne faut pas que le chemin qu’on va faire maintenant ne ressemble trop à celui qu’on a déjà fait.
Coulissesmédias : C’est le plus beau succès des émissions de radio. Comment expliquez-vous cette longévité ?
C’est la loi de l’économie de marché : c’est la rencontre d’une offre et d’une demande. Cela s’est encore accentué en période de morosité.
Coulissesmédias : A partir de quel moment vous êtes-vous rendu compte que cette émission pouvait devenir culte ?
Il a fallu un moment puisque je ne l’ai jamais caché : au début, je n’y croyais pas. Ensuite, il a fallu qu’on passe les différentes vitesses de l’émission comme celles d’une voiture de sport pour atteindre la bonne vitesse. Je crois que j’ai compris au bout de cinq ans que ce serait peut-être un jour le jackpot de la radio.
« on a fait un bon bout de chemin mais il ne faut pas que le chemin qu’on va faire maintenant ne ressemble trop à celui qu’on a déjà fait »
Elle est l’auteur de « ABC de la voix » (aux éditions Grancher), un ouvrage qui s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent découvrir et améliorer leur voix parlée ou chantée. Au Studio Ecole de France, elle enseigne l’art d’utiliser la voix, à la radio et à la télé, elle prête sa voix pour des habillages ou messages publicitaires… Charlotte Guedj connaît tout de la voix. Elle a accepté de nous en parler sur coulissesmédias. Interview.
Coulissesmédias : Pourquoi un livre sur la voix ?
Charlotte Guedj : Un livre s’adresse au plus grand nombre et donc on peut en fait, informer sur la voix à un panel de gens qui est tellement plus large que quand on donne des cours. La voix est vraiment un domaine inconnu. On utilise notre voix tous les jours comme on utilise nos jambes pour marcher mais on se pose rarement la question de savoir pourquoi on parle de cette façon, comment ça fonctionne etc… L’idée, c’était d’essayer d’aller comprendre un peu plus et surtout d’aider les personnes qui rencontrent des problèmes avec ça. Ce sont les gens qui ont commencé à me poser des questions quand ils ont su que je donnais des cours. Et durant ces conversations que j’ai pu avoir, j’ai découvert qu’il y avait énormément de gens qui avaient des problèmes avec leur voix mais qui n’en parlaient pas. Donc, vu que je travaillais ma voix de mon côté via des exercices, je me suis dit qu’il était bon d’en faire profiter tout le monde !
Coulissesmédias : C’est un manuel avec 41 exercices. Travailler sa voix à partir d’un livre, ce n’est pas plus contraignant qu’un cours que vous dispensez par exemple ?
Charlotte Guedj : Je ne le vois pas de cette manière. Je le prends plus comme un plaisir. Quelqu’un qui va faire la démarche d’acheter le livre va avoir un besoin d’améliorer sa communication ou de connaître sa voix. Personne n’achètera le livre s’il n’y a pas un intérêt particulier. C’est du développement personnel en fait. L’idée est de s’améliorer. Ce livre apporte du plaisir.
Coulissesmédias : Prendre rendez-vous, incite peut-être à travailler davantage et mieux ?
Charlotte Guedj : Bien sûr qu’avec un prof, on va se forcer à travailler plus mais ce n’est pas le même budget. Il ne faut pas oublier qu’il y a des gens qui veulent
travailler leur voix et qui ne peuvent pas à cause de contraintes financières. Un livre apporte le luxe de pouvoir travailler quand on veut. Il ne s’agit pas de faire tous les exercices, on peut se focaliser uniquement sur l’un d’entre eux et le faire pendant 10 ans parce qu’on ressent qu’il nous apporte quelque chose.
Mais, en général, le livre apporte une connaissance de la voix parce qu’il y a des explications sur le fonctionnement de la voix ainsi que des idées personnelles qui ont été réfléchies à partir de mes connaissances de la mécanique vocale. J’ai fait beaucoup de recherches pour ce livre pour être la plus précise possible.
« Personne n’a une
mauvaise voix, c’est simplement la manière de s’en servir qui est à modifier »
Frédéric Courtine : « Avec Toulouse FM, je pense qu'on a vraiment rempli un créneau qui était attendu »
Frédéric Courtine connaît bien le Sud… et la radio ! Après quelques années passées sur SUD RADIO, il a lancé Toulouse FM il y a quelques mois, une nouvelle radio qui met l’accent sur le local. Que peut-on écouter sur cette station ? Frédéric Courtine nous en dit plus et en exclusivité, il nous donne son regard sur l’évolution du média radio. INTERVIEW.
Coulissesmédias : Vous êtes l’un des responsables de Toulouse FM depuis quelques mois. Comment est née cette radio et quelle a été l’intuition de départ ?
Frédéric Courtine : On a profité des appels à candidatures de 2006-2007. Et on a postulé entre autres sur Toulouse. On connaît bien ce marché puisque j’ai moi-même le siège de ma société Médiameeting qui est à Toulouse et j’ai dirigé pendant 10 ans Sud Radio à Toulouse et Wit Fm à Bordeaux. Toulouse était l’une des rares grandes villes françaises à ne pas avoir de véritable radio de catégorie B. Historiquement, il y a toujours eu une protection de Sud Radio qui est une radio multi-régionale sur 26 ou 27 départements et qui donc, ne traite pas Toulouse comme une radio de catégorie B. Tout le monde avait donc remarqué qu’il n’y avait pas à Toulouse d’équivalent de SCOOP ou de VIBRATION etc… Donc, nous avons postulé pour une radio de catégorie B qui couvrirait Toulouse et sa grande agglomération.
Coulissesmédias : Il y a des partenaires importants et prestigieux, Mme Nougaro notamment…
Frédéric Courtine : On s’est retrouvé à plusieurs sur ce projet. D’abord avec ma société Médiameeting, Hélène Nougaro qui est la veuve de Claude. Elle a créé une association à Toulouse pour perpétuer la mémoire de son mari et elle est très attachée à la nouvelle scène, aux nouveaux talents. Nous avons rencontré une troisième personne qui s’appelle Yvan Cujious, un auteur toulousain que j’avais embauché il y a quelques années sur Sud Radio pour animer une émission sur les nouveaux talents. Tous les trois, nous avons décidé de nous retrouver autour d’un seul projet qui s’appelle Toulouse FM. A ces trois actionnaires, on a rajouté un quatrième qui est un fonds d’investissement de la Caisse d’Epargne du Midi-Pyrénées qui s’appelle… Ce fonds d’investissement est spécialisé dans les médias régionaux.
Coulissesmédias : Vous vous êtes très vite entendus sur le concept ?
Frédéric Courtine : Il est ultra-simple : c’est une radio de proximité. Et quand on a réfléchi au nom, il nous a paru évident que cette radio s’appelle Toulouse FM. Ce n’est pas super créatif mais au moins, c’est clair. Toute notre promesse tient dans notre nom.
Francis Delafosse : « Les radios musicales de catégorie B sont toujours passionnées par leur métier »
Petit détour par Fécamp en Haute-Normandie dans le département de la Seine-Maritime pour évoquer une radio qui ne cesse de progresser : Résonance FM. En plus de bons résultats d’audience, la station régionale qui appartient au GIE Les Indépendants a même décroché deux nouvelles fréquences FM au Havre et à Dieppe. Une victoire après quelques longues années de combat. Entretien avec son responsable Francis Delafosse.
Coulissesmédias : Résonance est née le 3 novembre 1984 à Bolbec en Haute-Normandie. Quel était votre objectif au départ ?
Francis Delafosse : C’était de mettre en place une radio locale qui allait travailler sur toute une région que l’on appelle la vallée du commerce ou la vallée d’or et qui regroupe trois villes : Bolbec, Lillebonne et Notre Dame de Gravenchon. C’était une région à part entière qui vivait un peu sur elle même. Et cette radio musicale avait pour vocation de tisser des liens entre ces villes. Cette radio est née d’abord sous le régime d’une association 1901 avec une équipe de bénévoles. Et, très vite, on a donné une large place à l’information à l’intérieur de notre programme musical.
Coulissesmédias : Le format était très généraliste au départ…
Francis Delafosse : Absolument. D’ailleurs, aujourd’hui, je vous l’avoue : à l’époque, on ne savait pas faire de la radio. Chaque animateur avait sa propre émission avec sa pile de disques sous le bras. Ça se passait de cette manière un peu partout…
Coulissesmédias : Le grand tournant arrive au début des années 90. La radio devient plus professionnelle. Les bénévoles s’en vont et Résonance adopte un format « jeune et adulte » et elle mise sur l’info locale et régionale…
Francis Delafosse : En fait, nous n’avons pas abandonné ce que nous avions mis en place au niveau de l’info. Par contre, nous avons professionnalisé totalement l’équipe. Nous avons professionnalisé certains bénévoles et recruté à l’extérieur. Petit à petit et naturellement, les bénévoles ne se sont pas renouvelés. En 1991, la radio part vers Fécamp. Ce départ s’est produit alors que nous avions réinvesti dans du matériel neuf en 1989 (pylones, émetteur etc…) et deux ans plus tard, via une intervention du CSA, on nous a demandés de plier bagages.
« Depuis 2000, toutes les années sont meilleures les unes après les autres »