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le 24/02/10
s'offre un lifting !
 Mardi dernier, le quotidien régional du groupe Amaury inaugurait sa nouvelle formule. La précédente existait depuis 1999. Il était temps diront certains ! Le journal passe intégralement en couleurs et enregistre une hausse de 5 centimes (passage de 0,95 € à 1 €). Les rubriques sont organisées clairement. Mais ces changements apportent-ils un réel plus aux lecteurs ? Je suis tenté de dire oui. La lecture y est plus agréable. Les articles gardent le même esprit. Ils usent toujours des codes de la presse magazine. « Le fait du jour » du jeudi 28 février était consacré aux « multiples casquettes des grands patrons français ». Un papier que l’on aurait pu retrouver dans un hebdomadaire comme Capital ou Le Point. Seule différence, les articles sont mieux « enrobés » que dans la précédente maquette.
 Attirer les jeunes
La rubrique « l’air du temps » apporte une bouffée d’air à la fin du canard. Multimédia, consommation, mode de vie, cinéma, livres, musique et télévision y sont regroupés. Jeudi 28 janvier, c’était pleine page pour l’Ipad d’Apple, un sujet sur le point G… La direction du Parisien compte bien attirer une population étudiante et les jeunes adultes. Rien de mieux que la couleur sur toutes les pages pour espérer atteindre cet objectif. Le monochrome c’est « has been », excepté pour la photographie.
 Bichonner les annonceurs
Les têtes pensantes du projet ont voulu faire coup double : conquérir les lecteurs (la vente représente 20% des recettes) ainsi que les annonceurs (la vente d’espace publicitaire est égale à 80% des revenus). Justement, cette modification doit faire jubiler ces derniers. Certaines entreprises ne souhaitaient pas faire de la publicité en noir et blanc. Avec cette refonte, Le Parisien espère attirer de nouveaux encarts dans ses pages. Dans l’ancienne maquette du mercredi 20 janvier, douze publicités s’étalent sur quarante pages. Dans sa nouvelle version du jeudi 28 janvier, on compte neuf publicités pour trente-six pages. L’évolution n’est pas flagrante pour le moment. On refait le test dans un mois ?
Clément Imbert
le 03/02/10
"Lu dans la presse"
 La franc-maçonnerie en veux-tu, en voilà !
Vous n’en avez pas marre d’être gavés à outrance de loges et de symboles ? J’en fais une overdose. L’année 2010 lancée, l’hebdomadaire Le Point nous ressort une trouvaille originale : la franc-maçonnerie. Comme d’habitude, le dossier est toujours « spécial ». On doit y découvrir les bastions de ce monde considéré comme secret. Les ministères, les banques, la Corse, l’EDF, les sportifs et avocats sont passés au crible. Remarquez qu’il n’y a aucune cohérence. Pourquoi les Corses seraient-ils plus frères que les autres ? Qu’est-ce que vient faire l’EDF ? Tant qu’on y est, ajoutons-y la SNCF, la Poste…
La franc-maçonnerie a le vent en poupe. Le Symbole perdu de Dan Brown a été vendu à 565 000 exemplaires en France en l’espace d’un mois.
A ce qu’il paraît, le sujet cartonne en terme de ventes. Sophie Coignard, l’experte en la question au Point, l’affirmait dans l’interview du numéro 23 de Médias. Plutôt que de réfléchir à des thèmes différents, autant ressortir les recettes qui fonctionnent. Cela fait des années que la même soupe est resservie aux lecteurs.
Pour l’anecdote, je me souviens des numéros de l’Express et du Point du 12 mars 2009. Chacun avait fait sa Une sur les francs-maçons de l’Etat, de Nicolas Sarkozy. Les mêmes idées étaient traitées.
Mais ce problème est récalcitrant entre les deux magazines. Il faudrait une chronique entière pour aborder ces éditions intitulées : « les meilleurs hôpitaux de France », « les meilleures cliniques », « les meilleures écoles de commerce ou bien encore « les meilleures écoles d’ingénieur ».
Il m’est souvent arrivé de découvrir Le Point et l’Express côte à côte dans mon kiosque. Les couvertures sont coordonnées. J’exagère un peu, mais parfois, on pourrait même les confondre.
Clément Imbert
L’invité de "Lu dans la presse"
Franck Annese du journal « SO FOOT » :
« Chacun a le droit de se faire plaisir. A SO FOOT, c'est le principe ! »

So Foot est une exception dans la presse footballistique française. La culture, l’esprit rock’n’roll et le sport le plus célèbre s’entremêlent. Feuilletez les pages et vous ferez ce constat : on s’y sent bien. Des reportages qui vous emmènent au fond des choses, des interviews humoristiques où les joueurs apparaissent sous un angle plus humain. La recette distillée par la rédaction fonctionne à merveille. Coulissesmédias a donné la parole à l’auteur de ce cocktail détonnant : Franck Annese.
Coulissesmédias : quel est ton parcours avant SO FOOT ? Selon Wikipédia tu es un acteur américain né en 1950 à Boston. Ça te va plutôt bien… mais ça ne te rajeunit pas !
Franck Annese : A 20 ans, j'étais à l'ESSEC, une école de commerce. Un an plus tard avec des potes on lance le magazine SOFA. C'était une revue culturelle un brin élitiste et prétentieuse parfois mais avec des trucs cools dedans. SOFA meurt en 2006 après sept ans d'une belle existence. En même temps, en 2001, je rentre à Culture Pub, émission sur M6, en tant que journaliste. Je quitte ce programme quand la chaîne décide de mettre des pétasses avec Christian Blachas pour présenter l'émission en 2004 ou 2005, je ne me rappelle plus...
En 2003, en plus de SOFA et de Culture Pub, on créé SO FOOT avec des potes. A côté, je travaille pour la télévision : des documentaires pour Arte, des pilotes d'émissions pour Canal +. Je deviens rédacteur en chef de Pink TV quand Nova en obtient la production.
En 2006, on fonde SOFILMS, j'arrête de faire le con à droite, à gauche même si ça m'arrive encore parfois, genre le documentaire sur Vanessa Paradis avec les frères Poiraud. Depuis 2006, je me concentre donc sur SO FOOT et SOFILMS.
Et puis, dernièrement, on vient de lancer un magazine qui s'appelle Doolittle. C'est une revue de mode, de culture et de société consacrée aux enfants.
Coulissesmédias : L’aventure dure depuis presque 7 ans… mais comment cela a-t-il commencé ?
Franck Annese : L’aventure a commencé bêtement parce qu'on est fans de foot et qu'un jour on s'est dit que SOFA c'était cool mais que SO FOOT ce serait cool aussi, donc...
Coulissesmédias : Tu peux nous dévoiler les contours du numéro de février ?
Franck Annese : Février, c'est avant tout une très belle chanson de Dominique A. Si j'en savais quelque chose... non, sérieusement, du Maroc, sûr, et le reste...
Coulissesmédias : Nina Roberts, Katsuni… ce sera qui la prochaine actrice du porno à s'exprimer ? Ça marche ce concept ? Faudrait penser à l’offre d’abonnement So Foot + un DVD, non ?
Franck Annese : Les actrices pornos, je ne suis pas hyper fan en général, je ne les trouve pas super excitantes, sorry, un peu trop plastoc pour moi. Mais ça fait bander William Weil (journaliste à So Foot, ndlr), alors je laisse faire. Chacun a le droit de se faire plaisir. A SO FOOT, c'est le principe... Sinon, il faut lui demander directement, c'est lui le tordu qui nous gratifie de tout ça... un baisé ce garçon...
Coulissesmédias : J’ai décidé de te soumettre au principe du rapido. L’arroseur arrosé en quelque sorte… Faut-il être sportif pour être journaliste sportif ?
Franck Annese : Pas obligatoirement, mais c’est préférable de savoir un peu de quoi on parle quand même...
 Coulissesmédias : Le nom d’une revue minable ?
Franck Annese : Maximal.
Coulissesmédias : Le super ralenti, c’est de la branlette ?
Franck Annese : John Woo est un branleur.
Coulissesmédias : T’en penses-quoi des triples primes ?
Franck Annese : Comme la double peine.
Coulissesmédias : As-tu proposé à Hatem Ben Arfa de devenir rédacteur chez So Foot ?
Franck Annese : Il paraît qu'il lit Kant. Ce serait le seul à So Foot, je serai ravi !
Coulissesmédias : Si je te dis que So Foot est le seul magazine que je ne jette pas… ?
Franck Annese : Fais gaffe, je n’aime pas trop les suce-boules.
Coulissesmédias : Jean-Pierre Treiber, footballeur, ça aurait donné quoi ?
Franck Annese : Un gland.
Coulissesmédias : Pratiques-tu le foot en espadrilles ?
Franck Annese : Ça m’arrive mais c’est mieux pieds nus.
Coulissesmédias : Comment célèbres-tu tes buts lorsque tu joues au foot ? S’il t’arrive d’en marquer bien sûr…
Franck Annese : A la Zlatan. Et j'en marque plus que lui.
Coulissesmédias : Hors-série So Foot 50 légendes, ok. Mais qui est la 51ème ?
Franck Annese : Wilfried Gohel (footballeur français qui a joué à Valenciennes et Strasbourg. (Il tient une brasserie à Cannes, ndlr).
Coulissesmédias : Pourquoi n’y a-t-il pas de rédactrices chez So Foot ?
Franck Annese : Il y en a, mais peu. On vient même d'en recruter une nouvelle, Agathe. Le problème, c'est que les filles préfèrent le Quick. Nous, on est définitivement plus Mc Do.
Coulissesmédias : Quel est le pire message que tu aies reçu sur Facebook ? Un déséquilibré mental ? Une demande en mariage… ?
Franck Annese : Une meuf qui veut que je l'aide à contacter son demi-frère qui serait Maxim Nucci (chanteur français surnommé Yodelice. Son premier véritable album, intitulé Tree of Life est sorti en mai dernier, ndlr). Il n'a pas de sœur.
Entretien réalisé par Clément Imbert.
Photo : Phil Lebruman.
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